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Mes écrits d'un jour
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28 juillet 2026

Albin, Martin Harnicek, Benoît Meunier (Traducteur)

Éditions Monts Métallifères, janvier 2026, 140 pages

 

Dans ce monde totalitaire, la dévitalisation est une évidence. En clair, l'État décide quand tu meurs. Et tant qu'à faire, autant que ce soit jeune. Ici, la vie n'a aucune valeur, seul compte le contrôle absolu de la population.

 

Albin, lui, est destiné dès sa naissance à un avenir exceptionnel. Il comprend très vite les règles du jeu et les applique avec un sang-froid glaçant. Pour gravir les échelons, il laisse toute humanité derrière lui. La violence est une langue, la cruauté une monnaie d'échange.

 

 

J'ai refermé ce livre avec la boule au ventre. Une seule question tournait en boucle : jusqu'où l'être humain est-il prêt à aller pour conquérir le pouvoir et le conserver ?

 

Ce roman ne cherche jamais à ménager son lecteur. Il cogne, dérange, écœure parfois. Il nous met le nez dans ce que l'humanité produit de plus laid : la soif de domination, la déshumanisation, l'acceptation de l'horreur lorsqu'elle devient la norme. Pas de héros, pas de lumière au bout du tunnel, juste un miroir tendu à nos sociétés avec un cynisme redoutable.

 

J'ai détesté cette lecture autant que je l'ai admirée. Parce qu'elle est brutale. Parce qu'elle est profondément inconfortable. Et surtout parce qu'une fois le livre refermé, elle continue de vous poursuivre. Les meilleurs romans ne sont pas toujours ceux qui font du bien. Parfois, ce sont ceux qui laissent un bleu.

 

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