Lady Diana, ma mère et moi- Laura Tinard
Éditions du Seuil, août 2026, 192 pages
Et si ressembler à Lady Diana suffisait pour changer de vie ?
Pour Cindy, tout est question de faux-semblants. Une princesse, William et Harry, un yacht, un plongeoir, un maillot de bain léopard… Elle joue à la famille royale, chacun accepte son rôle, entre fascination, illusion et folie douce. Jusqu’à cette nuit d’août 1997 où Diana meurt. Et avec elle, un monde qui semblait pouvoir durer éternellement.
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De Diana, je connais déjà pas mal de choses. Je n’ai donc pas cherché ici de révélations sur la princesse, et je n’en ai pas trouvé. En revanche, c’est ce que Laura Tinard fait de cette fascination qui m’a intéressé.
Vivre par procuration. Se construire à travers quelqu’un d’autre. Vouloir être vu, reconnu, exister coûte que coûte. Frôler l’usurpation d’identité jusqu’à ne plus très bien savoir où s’arrête le fantasme et où commence la réalité.
Et finalement, où sont les limites de la folie ? Où sont les limites de soi-même ?
C’est précisément là que j’aurais aimé que le roman aille plus loin. Beaucoup plus loin.
J’ai ressenti une certaine frustration devant une psychologie des personnages qui reste trop en surface. Les dérives de notre société, l’obsession de l’image, le besoin maladif de reconnaissance et surtout la santé mentale auraient mérité davantage de profondeur. Il y avait matière à creuser, à déranger, peut-être même à mettre franchement mal à l’aise.
Mais malgré cette frustration, je retiens un roman original, sensible et délicieusement décalé. Un petit livre qui se lit vite, qui fait sourire par son absurdité et qui pose, derrière cette drôle d’histoire de princesse, des questions finalement beaucoup moins légères.
Parce qu’au fond, quand on passe sa vie à jouer un rôle, comment savoir qui l’on est vraiment ?
Et ça, c’est peut-être le plus intéressant dans cette histoire de Diana, de mère… et de moi.