Louve en juillet- Gabrielle Filteau-Chiba
Éditions Depaysage, août 2025, 99 pages
Il y a des amours dont on parle peu, parce qu’ils sont immenses, presque indicibles. Celui-ci n’unit ni une mère à son enfant, ni deux êtres humains, mais une femme et sa chienne.
Séquoia, chienne-louve, a partagé douze années de la vie de Gabrielle Filteau-Chiba. Douze années à veiller l’une sur l’autre, à apprendre ensemble, à survivre parfois, à s’aimer toujours.
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On sent, dans chaque page, combien cet amour a été un refuge. Un ancrage face à un monde qui, souvent, a blessé, heurté, fragilisé. Séquoia n’est pas seulement une présence : elle est une force, une lumière dans l’obscurité.
Ce livre est traversé par les grands espaces, par une nature à la fois rude et apaisante, mais aussi par la violence, la perte, et cette fragilité profondément humaine. Et pourtant, tout est porté par une écriture d’une poésie bouleversante, presque charnelle.
J’ai lu ces pages avec le cœur serré et rempli à la fois. Émue, profondément. Comme si quelque chose de très pur s’y déposait.
Un texte qui reste longtemps. Et qui, doucement, transforme.