Les années souterraines- Hugo Lindenberg
Flammarion, janvier 2026, 262 pages
Dès les premières pages, j’ai senti que cette lecture n’allait pas me laisser intacte. Revenir avec le narrateur dans cet appartement parisien, c’est comme retenir son souffle avant d’ouvrir une porte trop longtemps restée close. Derrière, une enfance enfermée, étouffante, marquée par l’absence, la solitude et une douleur sourde qui traverse les années sans jamais s’atténuer.
/image%2F1371255%2F20260103%2Fob_b69fba_25f3b480-187a-4c9e-9353-e9c7ef417cc8.jpg)
J’ai lu ce roman avec une boule au ventre. Chaque souvenir remonté semble peser un peu plus lourd, et pourtant on continue, parce qu’on espère, comme lui, trouver enfin une forme d’apaisement. Les années souterraines parle de résilience, mais d’une résilience fragile, lente, jamais acquise. Celle qui demande du courage et oblige à regarder en face ce qui a fait mal.
L’écriture de Hugo Lindenberg m’a profondément émue. Elle est douce et mélancolique, presque murmurée, mais d’autant plus percutante. Plusieurs fois, j’ai senti mes yeux se remplir de larmes. Certains passages m’ont mise mal à l’aise tant l’enfance blessée qu’il décrit résonne fort.
Je referme ce livre bouleversée, un peu vidée, mais reconnaissante d’avoir accompagné ce personnage dans ce retour vers lui-même. Une lecture difficile par moments, mais nécessaire, qui laisse une trace longtemps après la dernière page.