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Mes écrits d'un jour
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3 novembre 2026

Le contraire de la pudeur- Bethsabée Krivoshey

Éditions Plon, août 2026, 249 pages

 

Je l’ai ouvert un soir pour ne plus le refermer. Pour en lire chaque mot, en rire, en pleurer, mais aussi pour me replonger dans mon adolescence, dans ces années où tout semble plus intense, plus grand, plus fort.

Ce roman, c’est Eli et le lycée, ses excès, sa sexualité, sa féminité, ses doutes et ses envies. C’est cette période où l’on cherche sa place, où l’on se découvre, où l’on expérimente, où l’on ose parfois sans réfléchir aux conséquences. Où l’on veut tout vivre, tout ressentir, quitte à se brûler les ailes.

 

 

Mais ce roman, c’est aussi moi, c’est toi. Ce sont ces morceaux de vie piochés ici et là, ces émotions familières, ces instants où l’on se reconnaît dans un regard, une révolte, une peur ou un élan de liberté. Parce qu’au fond, qui n’a jamais eu envie de bousculer les règles, de s’affirmer, de repousser les limites et de comprendre qui il est vraiment ?

 

L’adolescence, c’est intense, brut, cash. C’est le cœur qui bat la chamade cent fois par jour, les émotions qui débordent, les rires qui fusent, les colères qui éclatent et les premières blessures que l’on croit parfois insurmontables. C’est se chercher, se perdre un peu, s’opposer, douter, grandir et, peu à peu, devenir soi.

 

J’ai été profondément touché par l’écriture de Bethsabée Krivoshey, sensible, intime et sans fard. Avec beaucoup de justesse, elle fait remonter à la surface des souvenirs que l’on croyait parfois bien enfouis et nous ramène à cette période de la vie où tout reste à écrire.

 

Une lecture qui m’a fait sourire, qui m’a ému et qui m’a offert une jolie parenthèse de nostalgie. Parce qu’il suffit parfois de quelques pages pour retrouver un peu de celui ou celle que nous étions, et mesurer le chemin parcouru.

 

Un roman qui se lit avec le cœur et qui nous rappelle que, finalement, nous avons tous gardé en nous un petit quelque chose de l’adolescent que nous étions.

 

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