Fayard, parution août 2017, 144 pages

Merci aux éditions Fayard et à Net Galley pour cette avant-première.

 

     Le narrateur est un habitué des séjours à l’hôpital, il souffre de l’oreille suite à un accident de ski à 7 ans et doit régulièrement être opéré d’un cholestéatome qui détruit tout.

     Durant son hospitalisation il se remémore la presqu’île et cherche à s’y évader par bribes de souvenirs axés principalement sur sa grand-mère, celle qui l’a élevé. La presqu’île, la maison de son enfance avec ce magnifique paysage qui l’entoure, comment ne pas être charmé ? 

« Je tente de recréer l’univers idyllique dans lequel j’ai tant de fois joué, dans lequel je me suis tant de fois rêvé aventurier, mais le décor sonne creux. »

     C’est par ce seul moyen que le narrateur pense s’extirper de cette situation, de ce lit d’hôpital maintes fois côtoyé, de ce personnel soignant effectuant moult examens. Ces souvenirs l’aident à se rappeler qui il est vraiment.

« Se rappeler, c’est imaginer, c’est écrire un roman à partir de quelques fragments. »

     De l’aménagement de la maison, de la faune et la flore l’entourant, des va et vient de la boucherie, d’une passion pour les courses hippiques, des soirées au jeu de l’oie, voilà ce qui compose cette grand-mère au cœur immensément intense à ses yeux. Quand soudain le narrateur est arraché de sa presqu’île, qu’en restera-t-il ? Tout recommencer ?

 

     En lisant le résumé sur Net Galley je me suis dit, OK je le veux, étant moi-même issu du monde médical je m’imaginais déjà éprouver de l’empathie pour ce narrateur malchanceux. Hélas l’écriture ne m’a pas satisfaite.  Les phrases étaient trop longues du coup je perdais le fil du récit. L’idée est là, le sujet intéressant mais la maîtrise d’écrivain n’est pas au rendez-vous et l’incompréhension règne au final. Le roman est court mais j’ai mis du temps à le lire, trop lourd pour moi.

 

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