Mes écrits d'un jour

20 mai 2018

Interview 'Passion Cultur'All'

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Ton blog: Qui? Que? Quoi? Où? Comment? On veut tout savoir, nous les curieux!

Passion Cultur'All est né il y a deux ans, dans sa version initiale sur la plateforme wix. A ce moment là, je n'y connaissais rien en matière de blogging et cette modeste version non aboutie a bien changé. En effet, c'est avant toute chose une profonde envie de partager ma passion pour la lecure qui m'a motivé à me lancer dans l'aventure du blogging puisque la lecture je suis comme Obélix tombée dans la marmite étant petite. Hormis ma mère et ma soeur peu de personnes dans mon entourage lisent autant que moi. Je me sentais donc comme martienne la plupart du temps... Ainsi, au fil des chroniques j'ai pris plaisir à faire se développer qualitativement mon blog allant jusqu'à migrer vers la plateforme worpress en raison de nombreux soucis d'ordre techniques rencontrés sur wix qui entravaient ce que j'avais en tête pour Passion Cultur'All: un blog chaleureux, attractif, bien plus organisé et surtout à mon image ! Depuis je suis heureuse de promouvoir des lectures qui me ressemblent, découvrir et soutenir les oeuvres d'auteurs auto-édités entre autres choses... Je suis une passionnée jusqu'à l'âme et jamais n'aurais imaginé vivre une si belle aventure en créant ce blog !

 

Miroir, ô miroir. Quel genre de lecture s'y reflète te concernant?

Je suis clairement une mordue de tout ce qui touche l'imaginaire ! Non seulement ces ouvrages ont de manière général de sublimes couvertures (et croyez moi seul ce genre de détail peut me valoir un craquage sans même avoir lu le résumé...) mais ce que j'apprécie avant tout dans ce genre ci est de m'évader du quotidien, partir à l'aventure aux côtés de créatures magiques aussi féériques que machiavéliques ! Je subodore ma passion pour les univers Disney et Harry Potter d'y être pour quelque chose... Aussi curieuse de nature et pour varier les genres, j'aime me plonger dans de bons thrillers et me surprend à vouloir deviner le fin mot de l'intrigue, des lectures auxquelles s'alternent des livres feel good et romans contemporains.

 

Ta rencontre littéraire la plus marquante, celle qui t'as donné des papillons dans le ventre.

Cédrik Armen. J'ai eu la chance de le croiser à Livre Paris cette année et m'en rappelle encore ! J'adore ce booktubeur à l'humour décapant, et cela m'a fait chaud au coeur de lui communiquer toute mon affection pour son merveilleux travail que j'apprécie de suivre.

 

Dernier coup de cœur, oui oui celui qui fait boum-boum quand tu le refermes.

Destinés tome 1 de Lucie Barnasson, un roman d'anticipation paru chez les Editions Mots en Flots ! D'ailleurs mon petit doigt me dit que c'est ce titre que j'ai le plaisir de chroniquer dans le prochain numéro de Blogger's à paraître en juin. Depuis que j'ai découvert cet univers dépourvu de musique dans lequel évoluent Lénia et Tristan, je n'arrête pas de bassiner tout le monde avec (rire) Le monde et l'intrigue imaginés par l'auteure sont franchement originaux et la plume incroyablement addictive. Si vous ne connaissez pas encore cette saga, vous vous devez de la lire sans plus attendre car on est obligé d'apprécier (c'est non négociable de toute facon lol)

 

En mode carpette, les jambes en l'air avec un bon thé. Quel est ton rituel de lecture?

En général, je me prépare une théière de thé avec un zeste de miel ou bien du thé glacé non sucré en été. Le ou les morceaux de chocolat noir ne sont jamais très loin, gourmande que je suis. Ensuite je m'installe confortablement dans le canapé, mon plaid sur les jambes et entourée d'un bon nombre de coussins pour me caler. C'est toujours à ce moment là que mon chat pointe son nez pour réclamer un calin d'ailleurs... Et me voila partie pour dévorer mon livre du moment, en général dans le silence ou avec la console en bruit de fond lorsque chéri est là.

 

Un petit mot pour la fin?

Un grand merci pour cette interview à laquelle j'ai pris plaisir à répondre. J'espère dans tous les cas que mes réponses vous donneront envie de découvrir mon blog de modeste lectrice passionnée avide de découvertes et profondément rattachée à la cause des auteurs auto-édités et petites maisons d'édition que je n'hésite pas à mettre en avant.

 

 

 

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15 mai 2018

Titan noir- Florence Aubry

Rouergue, parution avril 2018, 188 pages

 

     Une belle opportunité s’offre à Elfie cet été : travailler comme caissière au Parc Océanographique de Ponant. Rapidement, elle s’occupe des manchots et des orques. Sans formation, sans diplôme, elle est nommée dresseuse de Titan, une orque magnifiquement noire. Voilà qu’elle décide d’abandonner ses études de langues pour se dévouer à sa nouvelle passion. À ses yeux il n’y a pas plus beau métier que de s’occuper des animaux mais très vite Elfie comprend que l’humain n’est pas assez intelligent et que de faire vivre des animaux en captivité est inacceptable. « Peut-être parce que je me suis rendu compte qu’on ne leur donnait pas suffisamment à manger. Qu’elles avaient faim, tout le temps. Que c’était la condition pour qu’elles obéissent. Que sans ça, jamais elles n’exécuteraient les fichus tours débiles qu’on leur impose. Cette vérité, … »

     En parallèle, c’est Oscuro et ses pages noires, de celles qui font souffrir tellement l’horreur et la maltraitance y sont présentées. Oscuro a été arraché à sa famille à deux ans, capturé et donner en ‘joujou’ aux parcs océaniques. «  Le soulever dans les airs. Et l’emporter loin de sa mère, vers une autre prison sinistre, où elle passerait comme Oscuro sa vie seule mais tellement seule, à faire des singeries devant des hommes qui illuminent l’atmosphère de leurs flashs et la remplissent de leurs cris impudiques, des hommes qui ne se rendent pas compte que ce qu’ils montrent à leurs enfants, ce n’est rien de moins que la souffrance à l’état pur. » Sa vie, non, car ce n’en est pas une ! Son parcours, sa soumission et son manque d’amour font de lui une orque tueuse et l’Homme va très vite regretter d’en avoir fait une bête de foire ! « Il m’a regardée, exactement comme un humain aurait regardé un autre humain. Il m’a regardée tout droit dans les yeux et j’ai vu tout ce que je ne voulais pas voir. La solitude. La folie. La colère. La haine. Le désespoir. »

 

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     Florence Aubry a vu le film documentaire ‘Blackfish’ de Gabriela Cowperthwaite consacré à la captivité de Tilikum, orque capturée dans l’océan, ayant tué trois personnes dans différents parcs océaniques. Bouleversée par cette histoire elle a voulu raconter la souffrance de la captivité en s’inspirant de Tilikum.

     L’auteure est parvenue à me tenir en haleine avec un récit percutant, bouleversant, qui fait froid dans le dos. La pression monte, et cette boule dans le ventre qui ne m’a pas quittée. Ce texte fort nous interroge sur le rôle de l’Homme face aux animaux et à leur liberté. Faut-il vraiment les capturer, les enfermer et les observer derrière une vitre ? Ce n’est pas une vie, en tout cas sûrement pas celle d’un animal sauvage et Florence Aubry le démontre parfaitement en tapant là où il faut pour nous sensibiliser sur la maltraitance animale. « Les hommes étaient tellement fiers de ce qu’ils avaient fait ! Comment c’était possible ? De regarder ces animaux, ces enfants paniqués, prisonniers dans des bassins minuscules, avec encore dans leur cou la marque sanglante de la corde qui avait servi à les priver de leur liberté, la corde qui les avait arrachés à leur mère, et les traces de coups reçus à droite et à gauche, pendant l’horrible combat, leurs peaux ouvertes ça et là, comment est-ce possible de regarder ça, et de se réjouir ? »

     Libre à chacun de penser ce qu’il veut car ce livre ouvre le débat, personnellement ma position est prise depuis longtemps.

 

14 mai 2018

Louise et Hetseni dans les plaines sauvages- Sophie Rigal-Goulard

Rageot, parution mai 2018, 160 pages

 

     Avril 1851, un jeune colon de 11 ans prénommé Jonas Pellman part à la conquête de l’Ouest avec son père et quelques hommes. Le convoi de chariots est en direction de la Californie, l’eldorado. « … des terres vierges et riches de promesses qui n’attendent que nous… » Comme toute excursion en terrain fertile il y a des risques et Jonas en fait les frais, des Indiens le kidnappent avec son voisin Zacharie.

     Aujourd’hui, Louise 12 ans, n’entretient pas de relation très fusionnelle avec son père chez qui elle vit un week-end sur deux. Il est romancier pour le plus grand bonheur de sa fille qui lit en cachette son dernier manuscrit inachevé. «  Or, mon père, c’est quand même MON auteur préféré. Ses histoires ont bercé mon enfance et je suis sa première fan. » Cette histoire est celle de Jonas. Louise la lit et se retrouve connectée avec Jonas par la voix.

 

 

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     Sophie Rigal-Goulard a écrit son roman à destination des 9-12 ans. À ces gosses désireux d’aventures, de chevauchées, de pistes sauvages, d’indiens et de rites. C’est une folle épopée sauvage dans les plaines de l’Ouest. En tant qu’adulte, j’ai apprécié l’initiation des enfants à la Conquête de l’Ouest, à ces colons venus voler les terres indiennes et massacrer les bisons, première richesse des Indiens. Nous savons vraiment qui ils sont, des Hommes comme chacun de nous, maltraités par des ignorants. Cette idée de livre dans le livre est formidable, elle laisse tellement de place à l’imaginaire, à l’inattendu, que l’on ne peut stopper sa lecture. J’ai été embarquée par le fait d’être maître de sa vie, de son destin grâce à cet écrivain se reprenant de nombreuses fois dans l’écriture de son roman. Trouver le meilleur, la perfection pour ses personnages.

     J’ai presque envie de dire, une suite ?

 

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13 mai 2018

Interview 'Des paillettes dans la bibliothèque!'

 

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---> Ton blog: Qui? Que? Quoi? Où? Comment? On veut tout savoir, nous les curieux!

Des paillettes dans la bibliothèque est mon second blog. J'avais déjà un blog humeur "The Anna Shaw" depuis 2010 quand en 2014 je me suis lancée dans l'aventure du blog littéraire sur les conseils de mes copines de fac. Je l'ai voulu à mon image c'est à dire très coloré avec une dominance de rose. D'ailleurs au début le blog s'appelait "Ma bibliothèque rose" en référence à la célèbre collection d'Hachette. Puis au bout d'un an il est devenu "Des paillettes dans la bibliothèque" une sorte de bibliothèque virtuelle très girlie et paillettée à laquelle je consacre énormément de temps pour la rédaction des articles mais également pour le choix des illustrations.

 

---> Miroir, ô miroir. Quel genre de lecture s'y reflète te concernant?

Je lis principalement des romans de littérature pour adolescents et du Young Adult, c'est donc ce genre la que je conseille et que je chronique le plus. Mais depuis quelques années mon champ de lecture et donc de conseil s'est élargie et ouvert à d'autres genres : littérature contemporaine, romance, littérature érotique, littérature jeunesse, manga, bande dessinée. Mon but est de partager mes coups de coeur au maximum pour que mes lecteurs trouvent le livre qui va les toucher.

 

---> Ta rencontre littéraire la plus marquante, celle qui t'as donné des papillons dans le ventre.

Par mes études j'ai eu la chance de participer à énormément de salon et de faire de très belles rencontres. Parmi elle la plus marquante restera surement l'interview de Sarah Dessen que j'ai eu l'occasion de faire au dernier salon du livre de Paris. C'est une auteure qui a m'a aidé à traverser mes années delycée et j'ai été honoré de pouvoir le lui dire en personne. Mais il y eu aussi d'autres très belles rencontres qui sont petit à petit devenues des relations suivit comme c'est le cas avec Sylvaine Jaoui ou Battista Tarantini. C'est aussi ça la magie des livres, ils rapprochent les gens !

 

---> Dernier coup de cœur, oui oui celui qui fait boum-boum quand tu le refermes.

J'ai eu un double coup de coeur en avril d'une part pour le très romantique, drôle et tendre "Stony Bay Beach" et d'autre part pour le touchant, réaliste et émouvant "Lettres à l'ado que j'ai été". Des livres à lire absolument dans les deux cas !

 

---> En mode carpette, les jambes en l'air avec un bon thé. Quel est ton rituel de lecture?

Je préfère lire au lit mais j'ai toujours un livre avec moi que je sors dès que j'ai cinq minutes de pause dans ma journée. C'est d'autant plus facile depuis que je me suis mise au numérique. Il est même arrivé que je lise pendant certains de mes cours de fac mais chut il ne faut pas le dire !

 

---> Un petit mot pour la fin?

A tous ceux qui ont envie d'avoir un blog mais qui ont peur, lancer vous ! Vous allez bosser comme des dingues pour pas grand chose mais ce que ça va vous apporter humainement vaudra tous les millions du monde. A Héliéna merci pour cette opportunité, pour ton travail et pour donner la parole aux autres sur ton blog ! Tu es au top !!!

 

10 mai 2018

Chambre simple- Jérôme Lambert

 

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L’Iconoclaste, parution janvier 2018, 182 pages

 

     Julien se réveille dans une chambre d’hôpital, il vient de réchapper à la mort suite à une violente crise d’épilepsie. Son amour, Roman, est présent près de lui, là, ici, pour lui, chaque jour. Afin de contrer cette maladie chronique Julien doit rester immobile avec pour seule distraction des murs blancs. « Parce qu’on n’existe pas à l’hôpital. C’est un sas hermétique. On vient te nourrir, changer ton eau et vérifier tes réflexes, mais tu te cognes au verre du gros aquarium. Tu n’as que tes forces propres, tes pensées, tes désirs. Et encore. Très vite toute la chimie te les enlève et tu es comme les autres. Gris, vierge et triste. » Pourtant il devrait s’y faire, se sentir à l’aise, ce n’est pas son premier séjour. La présence de Roman déclenche chez lui une foule de souvenirs. De cet amour immodéré et du pourquoi leurs routes se sont séparées. « Tu m’aimes assez – dit oui – pour me faire l’amour après les cathéters, les trous dans l’épiderme, le pistolet pour pisser, la camisole et le déambulateur, après les petites cuillères de purée glissées dans ma bouche parce que je suis trop faible, les compotes dégueu et les érections qui ne veulent rien dire sous ces draps à usage unique ? » En attendant le corps de Julien ne lui appartient plus.

 

     Chambre simple’ c’est un huis clos, à un instant T de la vie d’un malade, d’un patient, d’un amour et de soignants. Chacun des protagonistes se livre et retrouve des âmes qui vivent le temps d’une phrase, d’un chapitre. « Je connaissais par cœur les étapes. Je ne peux même pas dire qu’on les franchit car tout se passe en fin de compte malgré soi. Pas le droit d’affronter ça de notre plein gré, on est direct face au mal, avec nos tripes et notre courage qui se ratatine au moindre diagnostic comme une bite dans l’Atlantique glacé. » Une immersion dans ce lieu psychorigide de l’hôpital avec ses règles, ses interdictions, ses heures de visite, ses repas à heures fixes, ses menus imposés et son fameux café jus de pisse ! Les voix s’élèvent au milieu pour faire entendre leur mal-être. Les malades qui encaissent, subissent et survivent. Les soignants prêts à tout donner pour rendre l’hospitalisation des patients moins difficile.  « Et je fais ce métier pour avoir du pouvoir sur le mal, pour me dire que ce n’est pas une fatalité et que ce n’est pas la mort assurée. » L’amour est également présent, celui qui sauve, fait réfléchir et se disloque. Jérôme Lambert parvient à mettre en beauté le parcours d’un malade et le travail soignant avec une plume si juste et très près de la réalité. Un bel hommage à eux. Un roman plein d’humanité, attendrissant et attachant. Évidemment, comme je suis du métier je ne peux que vous dire de le lire, mettre des mots sur les maux et en faire un beau roman.

 

 


09 mai 2018

Ta vie ou la mienne- Guillaume Para

Éditions Anne Carrière, parution février 2018, 195 pages

 

 

     Hamed est orphelin. À 13 ans il n’a ni père ni mère. Son oncle Tarek et sa tante Asma le recueillent et l’élèvent comme leur fils. Le grand passionné de football qu’il est l’amène à croiser le chemin de François, gosse ‘hors-norme’ malmené au collège. Contre toute attente Hamed devient son ange gardien, une belle amitié les lie désormais. «  François et lui formaient un duo irrésistible, avec une répartition des tâches inchangée : François faisait briller Hamed et en était heureux. » Hamed fait la connaissance du père de son nouvel ami, Pierre, grand amateur de football se proposant de l’aider à progresser pour devenir pro. Et puis, il y a Léa, petite bourgeoise dont le cœur semble inaccessible. « Les regards insistants de la jeune fille avaient attiré son attention, puis sa beauté, son visage, ses yeux bleus, ses cheveux sombres, sa grâce l’avaient envoûté. Il y avait aussi cette énigme qui ne le laissait pas en paix : pourquoi paraissait-elle si dure ? Pourquoi dégageait-elle une telle mélancolie ? Son regard était austère, son visage impassible, dépourvu d’émotions. Une beauté froide et une attitude de repli, une rigidité, comme une tristesse. » Lui, la petite racaille de Sevran parviendra-t-il à saisir cet amour ? Les opposés offrent parfois de belles rencontres lorsque l’on a 16 ans et que l’on tord le cou aux préjugés. Un soir, vient le temps des confidences sur l’oreiller, des lourds secrets et tout bascule, Hamed passe quelques années en prison. Peut-on se cacher derrière un spectre sans être inquiété ?

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      ‘Ta vie ou la mienne’ ce n’est pas le monde des bisounours. On est très loin de la belle histoire d’amour et tant mieux, ça change. Mais voilà, il faut être prêt à encaisser la violence. Celle du collège, lorsque l’on n’est pas dans la norme de certains merdeux. Celle de la rue, lorsque l’on vient de la cité et que l’on se confronte aux riches. Celle de la prison, qui brutalise et change un homme, lui retirant toute son humanité. « -Tu ressors avec ton diplôme du crime, gamin, mais, je te le demande : n’en fais rien. » Hamed se sert de cette violence comme d’une force pour avancer, évidemment rien n’est simple et des rencontres décisives l’aideront à voir le bout du tunnel, mais en a-t-il vraiment envie ? le mérite-t-il ? Guillaume Para a choisi le football comme fil rouge, cela aurait pu me faire fuir mais je suis tombée sous le charme d’Hamed, ce gamin sans prétention qui espère vivre un jour de sa passion. Et puis, cette écriture, sans fioriture, donne encore plus de réalisme à des personnages forts, côtoyant les disparités sociales, l’amitié, l’amour, la prison et la justice. Le passage sur la prison de Fleury-Merogis m’a confortée dans ma vision de cette jungle judiciaire. Le roman aurait pu s’appeler ‘les malheurs d’Hamed’ sans être péjorative bien sûr, mais à y réfléchir un homme peut tout à fait être confronté à autant d’évènements dramatiques dans sa vie. C’est un récit de pas d’bol, de malchance, de dommage collatéral, d’imprévu … et d’amour. Je n’irai pas jusqu’à dire que j’ai versé ma larme mais il secoue bien ce premier roman.

 

06 mai 2018

Interview 'T livres ? T arts?'

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------> Ton blog: Qui? Que? Quoi? Où? Comment? On veut tout savoir, nous les curieux!

T Livres ? T Arts ? a pris le relais de L’Antre des mots il y a quelques années. D’une aventure partagée avec un réseau de lectrices, je suis sortie du nid et j’ai pris mon envol 😉 Ce blog me tient profondément à cœur, il reflète toutes mes découvertes littéraires et artistiques, et me permet de les partager. J’aime défricher, trouver de jeunes talents qui ne demandent qu’à s’éclore et les relayer sur les réseaux sociaux, une façon de contribuer à leur promotion. Et puis il y a aussi les artistes confirmés que je suis depuis longtemps et là, il s’agit de se retrouver entre passionnés.

 

------> Miroir, ô miroir. Quel genre de lecture s'y reflète te concernant?

À bien y regarder, ce blog fait surtout la place belle aux romans, et déroule le tapis rouge de l’Histoire, mais je me délecte aussi de romans familiaux, d’anticipation, d’apprentissage... mes choix sont éclectiques, j’aime plus que tout me laisser surprendre.

 

------> Ta rencontre littéraire la plus marquante, celle qui t'as donné des papillons dans le ventre.

Il y en a beaucoup mais je crois que Mathieu Ménégaux remporte la palme.

 

------> Dernier coup de cœur, oui oui celui qui fait boum-boum quand tu le refermes.

Le tout dernier : Le théâtre de Slávek de Anne DELAFLOTTE MEHDEVI

 

------> En mode carpette, les jambes en l'air avec un bon thé. Quel est ton rituel de lecture? 

Sous un plaid en pilou avec un thé épicé l’hiver et dans un hamac au soleil avec un thé froid aux agrumes l’été.

 

------> Un petit mot pour la fin?

Quelle très belle initiative Héliéna, allez, la hola pour toi 🤗

 

 

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29 avril 2018

Interview 'DreamBookeuse'

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------> Ton blog: Qui? Que? Quoi? Où? Comment? On veut tout savoir, nous les curieux!

     Waouh. PAUSE. Ah... Salut moi c'est DreamBookeuse, mais euh...sinon mon vrai nom à moi c'est Enora (chut), j'ai 20 ans (chut), et mon objectif dans la vie c'est d'être un chat (ou un panda roux, j'y réfléchis encore). Voilà pour le QUI. Ensuite, j'ai créé ce blog en 2016, à la suite d'un stage dans un E.Leclerc Culturel où je devais rédiger des petites notes...et j'ai adoré. Donc je l'ai créé et puis GO. Il a migré récemment en janvier 2017 pour être tout beau tout neuf et pour accueillir de nouvelles catégories...Et j'en viens au Quoi, non ? Je parle à peu près de tout. Mais surtout de ce qui me passionne donc j'y parle de livres bien sûr, de cinéma aussi, de séries, prochainement je vous parlerai également d'un anime qui a bouleversé mon p'tit coeur... Je parle aussi de scènes puisque depuis 2015 je vais régulièrement au théâtre, et d'art dont l'article qui inaugurera cette partie sera porté sur l'art urbain ! Curiosité satisfaite ?

 

------> Miroir, ô miroir. Quel genre de lecture s'y reflète te concernant?

     Je dirais quasiment...TOUTES. Je lis de la SF, de la fantasy, du fantastique, du polar, du thriller, du contemporain mais aussi de toutes les tranches d'âge : enfant, adolescent, young adult, adultes... Mais on va dire que mes genres de prédilection se tournent principalement vers l'imaginaire et j'ai aussi une grande affiliation avec les romans jeunesse !

 

------> Ta rencontre littéraire la plus marquante, celle qui t'as donné des papillons dans le ventre.

     Alors je crois que ça a été Moi, Christiane F. droguée, prostituée de Christiane Felscherinow qui est une biographie que je n'avais pas le droit de lire et que je lisais tout de même dans les toilettes chez ma grand-mère. Elle m'a littéralement prise à la gorge, dans le ventre. Cette gamine qui se prostitue pour payer sa dose d'héroïne c'était à la fois macabre et terriblement accrocheur. Comme un truc qui t'agrippe et tu te sens à la fois voyeuse mais aussi proche du personnage... surtout qu'à l'époque j'avais le même âge qu'elle, 14 ans !

 

------> Dernier coup de cœur, oui oui celui qui fait boum-boum quand tu le refermes.

     Alors mon dernier coup de coeur je pense que c'était pour Inséparables de Sarah Crossan et je te remercie infiniment de m'avoir poussée à le lire parce que j'ai découvert une plume remarquable ! ;)

 

------> En mode carpette, les jambes en l'air avec un bon thé. Quel est ton rituel de lecture?

     Je n'en ai pas, mais par contre j'ai plein de mauvaises habitudes. La première étant de corner mes pages pour les marquer, alors que...je collectionne les marques pages !

 

------> Un petit mot pour la fin?

     Je finirais cette interview par te dire déjà un grand merci ! Et je vous souhaite à tous de profiter de la vie, de profiter de vos lectures et d'avoir encore 1000 coups de cœur!

 

 

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26 avril 2018

Seuls les enfants savent aimer – Cali

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Cherche midi, parution janvier 2018, 190 pages

 

     Bruno, 6 ans, vient de perdre subitement sa maman – Mireille, l’institutrice du village - des suites d’un cancer. Comme-ci son chagrin n’était pas déjà assez grand, on l’empêche d’assister à l’enterrement, le jugeant trop jeune et incapable de comprendre. « Je n’ai pas le droit d’être avec eux. Ils ont dit que j’étais trop jeune pour affronter la mort. Pas de taille pour être à tes côtés, marcher avec eux derrière toi. Si, je te le jure maman. Trop jeune pour voir ce truc en bois descendre dans le trou creusé au cimetière. » Bruno aimait sa mère d’un amour incommensurable et se sent dans l’incapacité de vivre sans elle. « Je comprenais à peine ce qui se passait. En moi il n’y avait que ce mot : pourquoi ? Un mot qui se cognait contre les murs du silence. Ce mot qui cherchait une issue, un bout de réponse, n’importe quoi, et qui sans cesse hurlait : pourquoi, pourquoi ? » Hélas, il ne peut même pas trouver refuge auprès de son père dont l’immense chagrin l’isole de ses enfants. Bruno exprime à travers ces pages ce manque d’amour dont il souffre et comment durant une année il tente de survivre autour de ce drame.

« Seuls les enfants savent aimer.

Seuls les enfants aperçoivent l’amour au loin, qui arrive de toute sa lenteur, de toute sa douceur, pour venir nous consumer.

Seuls les enfants embrassent le désespoir vertigineux de la solitude quand l’amour s’en va.

Seuls les enfants meurent d’amour.

Seuls les enfants jouent leur cœur à chaque instant, à chaque souffle.

À chaque seconde le cœur d’un enfant explose. »

 

     Je ne connais pas Cali, le chanteur, c’est donc vierge de ses mots que j’ai débuté ma lecture. Dès les premières lignes ce gosse m’a émue et surtout a touché mon petit cœur de maman. Dans ses mots, j’ai pu imaginer sa souffrance, sa solitude, cette absence d’amour maternel dont on le prive. Imaginer seulement car je ne souhaite à personne de le comprendre. Il conçoit que dorénavant il doit vivre sans l’être qu’il aimait le plus au monde. Bruno cherche l’amour sous une autre forme auprès de son frère, sa sœur et du petit nouveau de l’école, Alexandre Jolly. Seuls les enfants savent aimer est un livre-thérapie. Cali se livre à cœur ouvert sur une période difficile de son enfance. Dans un texte poignant, il nous transmet la rage et la force qu’il lui a fallu pour revenir à la réalité et avancer. Cali signe une magnifique déclaration d’amour à sa maman partie trop tôt.

 

 

24 avril 2018

Lait et miel- Rupi Kaur

Charleston, parution septembre 2017, 208 pages

 

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     Comment résister à l’appel de cette splendide couverture ? Je n’ai pas pu résister pour aller me le procurer et ô combien j’ai eu raison.

     Rupi Kaur est une jeune auteure de 24 ans, d’origine indienne. Elle s’est fait connaître sur les réseaux sociaux et a bien vite emballé la toile avec son œuvre devenue best-seller pour le New-York Times.

     Lait et miel parle de violence, d’amour, d’abus sexuels, d’abandon, de douceur… Il se présente en quatre chapitres, embellis de dessins de l’auteure : souffrir, aimer, rompre, guérir. Je ne vais pas vous dévoiler le contenu de chaque chapitre, juste vous glisser quelques citations pour vous donner une approche.

 

 ‘Souffrir’

« nos genoux

écartés de force

par les cousins

et les oncles

et les hommes

nos corps touchés

par toutes les mauvaises personnes

que même dans un lit pourtant sûr

nous avons peur »

 

‘Aimer’

« tu enroules mes cheveux

autour de tes doigts

et tires doucement

c’est ta façon

de faire de la musique

avec mes notes

-préliminaires »

 

‘Rompre’

« je ne suis pas partie parce que

j’ai cessé de t’aimer

je suis partie parce que

plus je restais moins

je m’aimais »

 

‘Guérir’

« si tu es née avec

la faiblesse de tomber

tu es née avec

la force de te relever »

 

     Les mots de Rupi Kaur sont magiques, ils se posent sur nous tout en délicatesse malgré leurs thématiques parfois violentes. Elle parvient à nous emmener dans les entrailles de la féminité. Sans trop se l’avouer chacune de nous peut s’identifier à certaines situations. C’est un texte de femme. Un texte pour se construire et se forger une identité sexuelle. Rupi Kaur brise le silence des violences sexuelles sans prendre de gants et elle aurait eu tort de se priver. Oui, j’ai été heurtée par des termes mais à côté de ça elle nous offre une maîtrise de la souffrance portée sur les sentiments, la motivation et la douceur.

     Il faut le lire pour le vivre. C’est beau, c’est juste, c’est magnifiquement écrit.

UN BIJOU DE POÉSIE

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