Mes écrits d'un jour

17 juin 2018

Interview 'Mon petit chapitre'

 

Ton blog: Qui? Que? Quoi? Où? Comment? On veut tout savoir, nous les curieux!

     Anne, donc, 39 ans, Grenobloise, maman d'un garçon de 8 ans (presque 9, que ça passe vite!). Je suis tombée dans les livres toute petite, d'aussi loin que je me souvienne j'ai toujours lu. Et pourtant mes parents n'étaient pas spécialement lecteurs, mon père pas du tout, ma mère un peu. L'école, sans doute, la bibliothèque, qui se trouvait à l'étage d'un bâtiment, auquel on accédait par un escalier en colimaçon en bois qui craquait... J'ai découvert l'univers, et surtout l'existence des blogs littéraires après la lecture d'un article dans Télérama qui expliquaient combien certains devenaient influents et intéressaient de plus en plus les éditeurs. J'ai ainsi pu constater que d'autres personnes partageaient ma passion, que je n'étais pas seule! J'ai alors créé mon propre blog, Mon petit chapitre, en février 2012, sans aucune prétention, à part le désir d'échanger et de garder une trace de mes lectures.

 

Miroir, ô miroir. Quel genre de lecture s'y reflète te concernant?

     Des romans et des polars, principalement. Ce sont les deux genres que je lis le plus, j'essaie d'alterner.

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Ta rencontre littéraire la plus marquante, celle qui t'as donné des papillons dans le ventre.

     Argh, difficile à dire! Lorsque j'étais en primaire, je dirais Les 6 compagnons. Puis plus tard, au lycée, j'aimais beaucoup Maupassant. Et depuis, de belles découvertes: La ballade de Lila K de Blandine Le Callet (pourquoi n'écrit-elle plus???), Au-revoir là-haut de Pierre Lemaitre, La tristesse du samouraï de Victor Del Arbol, et tant d'autres...

 

Dernier coup de cœur, oui oui celui qui fait boum-boum quand tu le refermes.

     Fugitive parce que reine de Violaine Huisman. Alors lui, je ne l'ai pas vu venir mais alors il m'a submergée d'émotions. Cela me permet de faire le lien vers les 68 premières fois, ou comment les réseaux sociaux ont aussi un côté vertueux. J'ai découvert ce collectif sur Facebook, grâce au blog, je ne savais pas trop dans quoi je m'embarquais, et j'ai été enchantée. Quelle belle aventure humaine! A chaque session je me dis que je veux me consacrer davantage à mes propres lectures, mais rien à faire, je n'arrive pas à décrocher. Je trouve extraordinaire qu'il y ait encore des espaces pour ce type d'aventures qui n'est que partage, plaisir et bienveillance.

 

En mode carpette, les jambes en l'air avec un bon thé. Quel est ton rituel de lecture?

     Alors je n'aime pas trop le thé, je suis plutôt bière :-) Mon must c'est dehors, sur un transat. Aujourd'hui je n'ai qu'un balcon mais je vais bientôt déménager et vais avoir un extérieur avec un peu d'herbe. Je m'y vois déjà! J'aime bien lire au lit le matin le week-end mais l'occasion se présente assez peu, finalement. Sinon, c'est le soir dans mon lit avant de dormir. Mais globalement, toutes les occasions sont bonnes pour lire.

 

Un petit mot pour la fin?

     Merci à toi Héliéna pour cette invitation qui me touche beaucoup! C'est toujours sympa d'en savoir un peu plus sur nous.

 

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15 juin 2018

Un endroit pour vivre- Jean-Philippe Blondel

Actes Sud Junior, mai 2014, 64 pages

  

Comme toujours cette collection « D’une seule voix » frappe juste.

 

     Notre narrateur, élève sans histoire et réservé, se révolte contre les nouvelles mesures prises par le proviseur de son lycée. Faire de son établissement un lieu de travail où toute forme de vie est contrainte, voilà son nouveau cheval de bataille. Notre jeune lycéen décide, caméra au poing, de filmer ses camarades sous différentes facettes. Il montre la vie, celle qui les berce et les anime chaque jour de joie, de colère, d’amour, de haine…

« De l’amour.

Les cinq lettres les plus dévoyées – les plus répétées – les plus insignifiantes – les plus cinglantes – les plus piétinées – les plus résistantes.

De l’amour encore. »

 

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     Un endroit pour vivre colle parfaitement à cette collection, ce petit texte lu d’un seul souffle, à voix haute est porteur d’un message symbolique : la liberté. Jean-Philippe Blondel est professeur, il est d’autant plus simple pour lui de nous retranscrire la vie de ces ados. Encore une fois, son écriture m’émeut et me fait verser une petite larme (et oui ! pas besoin de 300 pages !). Cette non-conformité portée par une envie folle de liberté est représentée à sa juste valeur. Les ados sont capables de réflexion et de prise de position aussi étonnantes soient-elles.

 

 

13 juin 2018

Il est grand temps de rallumer les étoiles- Virginie Grimaldi

Fayard, mai 2018, 387 pages

     Difficile de résister à l’appel étoilé de cette couverture. Et puis, Virginie Grimaldi procure tellement de bien-être dans ses récits, une vraie bouffée d’oxygène.

      Anna est une femme courageuse, qui tente en vain de joindre les deux bouts en élevant seule ses deux filles, Chloé 17 ans et Lily 12 ans. Avoir la tête dans le guidon n’est peut-être pas la meilleure solution pour cette mère totalement dépassée. Un jour, un déclic, Anna apprend que son aînée décroche de ses études et que sa cadette est harcelée, un tournant s’annonce. « Elles n’ont plus trois ans. Mes câlins ne suffisent plus à soigner leurs maux. » Voilà ce trio embarqué dans un road-trip en camping-car direction le nord de l’Europe, avec pour seul objectif : renouer les liens familiaux. 

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     Virginie Grimaldi a su me faire rire et pleurer à travers ce roman polyphonique. En alternant les voix d’Anna, Chloé et Lily, elle nous expose le point de vue de chacune durant ce voyage qui à jamais changera leurs vies. « On venait de se faire mettre KO par la beauté du monde. » Le thème principal est l’amour, celui d’une femme, d’une mère, d’une fille, d’une amie. C’est un questionnement sur l’amour que l’on porte à autrui, sur la place qu’il a ou n’a pas dans notre vie. C’est une réflexion sur nos choix de vie, qui sont (peut-être) un peu trop écartés de leur objectif principal : le bonheur. Il nous heurte également sur notre rôle de maman, pas si simple à tenir lorsque le quotidien n’aide pas, que l’on se sent seule et faible, comment être capable d’assurer la joie et l’envie de vivre à notre progéniture. « Dès leur premier cri, ma vie n’a plus eu qu’un seul but : rendre mes filles heureuses. » Virginie Grimaldi, c’est une plume qui se lit en empruntant les montagnes russes, non pas celles qui nous font hurler de peur, mais celles qui nous font ressentir les émotions les plus profondes, celles qu’un lecteur recherche et ça fait un bien fou.

« Tout au long de notre vie, on juge ce qui nous arrive, on se réjouit, on se lamente. Pourtant, on ne saura qu’au dernier moment s’il y avait lieu de se réjouir ou de se lamenter. Rien n’est figé, tout évolue. Ne sois pas triste aujourd’hui, car ce qui t’arrive est peut-être un grand bonheur. »

 

 

 

09 juin 2018

Le Livre que je ne voulais pas écrire- Erwan Larher

Quidam éditeur, parution août 2017, 260 pages

 

     Le Livre que je ne voulais pas écrire porte bien son nom. En effet, Erwan Larher ne voulait pas en parler. De sa présence au Bataclan ce 13 novembre 2015, de la balle de Kalachnikov qu’il s’est pris en pleine fesse, de son hospitalisation et de l’après. Dans un premier temps, il refuse toute interview, ne voulant pas témoigner de l’horreur qu’il a vécue dans cette salle de concert. Et puis, poussé par son entourage il se décide à écrire non pas un roman ou un témoignage, il veut en faire un objet littéraire. Pour cela, il convie quatorze de ses proches à écrire ‘leur 13 novembre’. Parmi eux, Jérôme Attal, Sigolène Vinson (survivante de Charlie Hebdo), Alice Zeniter et Loulou Robert. « Point positif, te dis-tu quand tu désespères, écrire autour du Bataclan t’oblige à sortir de tes ornières littéraires. Pour t’extraire de toi, désorienter tes questions, leurrer tes doutes, tu as demandé à d’autres de te donner un texte. Quelques très proches et moins proches. Regards extérieurs. Points de vue autres que le tien. Beaucoup ont accepté. »

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     Il m’est difficile de mettre des mots sur ma lecture. Enceinte de mon premier enfant au moment des attentats, j’ai vidé toutes les larmes de mon corps durant cette nuit d’épouvante, m’interrogeant sur l’avenir que je donnais à ma fille. Cette insécurité dans des lieux où la joie de vivre et la fête régnaient me semblait irréelle et insupportable à voir. Mais voilà, j’ai acheté le livre d’Erwan à sa sortie en août 2017, j’en avais besoin, pourquoi je ne saurais l’expliquer. Il est resté sur mon étagère jusqu’à maintenant. Un déclic, celui que j’attendais !

     Le Livre que je ne voulais pas écrire est bouleversant de sincérité, sans jamais être inconvenant, blessant, vicieux. C’est l’histoire d’un homme qui s’est trouvé au mauvais endroit au mauvais moment ! Erwan Larher parvient à écrire sur un sujet grave sans juger ni condamner abusivement, sans inciter à la colère et la haine. Au contraire il pointe son récit d’humour, nous faisant sourire. Il ne se considère pas comme un héros, pour lui ce sont les secouristes, les soignants, il leur rend ainsi un bel hommage. « Il faut plus de personnel soignant, les payer plus, se soucier de leur bien-être professionnel. Taxez la spéculation, capez les hauts salaires, démerdez-vous –démerdons-nous- mais n’abandonnez pas la santé publique. »

     Erwan Larher, merci pour votre texte, si émouvant, si juste, si humble qui me tourne encore vers un avenir meilleur, j’y crois !

« La littérature n’arrête pas les balles. Par contre, elle peut empêcher un doigt de se poser sur une gâchette. Peut-être. Il faut tenter le pari. »

 

 

04 juin 2018

Interview 'Mémo-émoi'

Ton blog: Qui? Que? Quoi? Où? Comment? On veut tout savoir, nous les curieux!

     Qui suis-je ? Une vieille de bientôt 70 ans, je n'y crois pas. Je me vois encore jeune maman de deux adorables garçons. Mais s'ils sont toujours adorables, ils ont eux aussi vieilli et l'un d'eux a lui-même deux garçons adorables. Je suis grand-mère. La lecture m'est tombée dessus lorsque j'étais toute petite et que mon père me prenait sur ses genoux pour me lire des histoires. Depuis, l'aventure a continué. Toujours un livre quelque part mais toujours aussi un seul à la fois et à fond. Toujours une histoire à raconter à mes enfants, puis à mes élèves. Pas un jour de classe sans un début de récit, le soir, avant que la sonnerie ne retentisse. Et puis un jour, j'ai commencé à écrire mes ressentis de lecture, j'ai classé mes chroniques dans un fichier word. Et les blogs ont commencé à fleurir. Et l'aventure des "68 premières fois est arrivée", je l'ai suivie dès le début. Je me suis dit alors "Pourquoi pas moi ?" L'idée a germé longuement avant que je ne me décide à me lancer. Un ami de mon fils Alexandre m'a aidée à réaliser ce projet. Je voulais un site simple et dépouillé, sans fioritures, juste mes écrits. J'ai construit le titre à partir de propositions familiales diverses. Et voilà mémo-émoi est né le 14 mai 2017, jour des 7 ans de mon petit-fils Gabin. Je ne risque pas d'oublier son anniversaire. Pourtant, encore aujourd'hui, je n'ai pas du tout l'impression d'appartenir à la famille des blogueurs.

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Miroir, ô miroir. Quel genre de lecture s'y reflète te concernant?

     Je privilégie la littérature française, mais je suis capable aussi de lire des livres d'auteurs étrangers et des romans policiers. C'est la raison pour laquelle j'aime postuler pour être membre de jury littéraire. En règle générale, cela me permet d'aller au-delà de ma routine et d'être confrontée à des auteurs vers lesquels je ne serai pas allée de moi-même.

 

Ta rencontre littéraire la plus marquante, celle qui t'as donné des papillons dans le ventre.

     Lorsque j'étais jeune - et plutôt fleur bleue, je dois bien l'avouer - j'avais été fascinée par le personnage d'Emma Bovary, en totale opposition avec mon éducation. J'ai lu et relu ce roman plusieurs fois. Si maintenant on parle d'une rencontre avec un auteur, je crois que ce fut l'appel téléphonique d'Amélie Nothomb, le 3 janvier 2016, pour me souhaiter une bonne fête. J'avoue avoir cru à un canular. Ce n'en était pas un et chaque année depuis, nous avons ce jour-là une petite conversation hors du temps.

 

Dernier coup de cœur, oui oui celui qui fait boum-boum quand tu le refermes.

     Mon dernier coup de cœur ou plutôt coup de foudre est le dernier roman de Gaëlle Josse "Une longue impatience", roman magnifique sur l'amour d'une mère. Mais MON livre marquant de ces dernières années reste "Maestro" de Cécile Balavoine. Ce livre fut un plaisir immense né, non pas dès la première page, mais de l'appel téléphonique de la narratrice au Maestro... une merveille de poésie, de musique et d'amour.

 

En mode carpette, les jambes en l'air avec un bon thé. Quel est ton rituel de lecture?

     Quand j'étais jeune, je pouvais lire partout : debout, assise, couchée, avec ou sans thé, la musique à fond, dans la rue, je n'entendais plus rien, plus rien n'existait autour de moi. Maintenant, je suis beaucoup plus difficile : assise dans un bon fauteuil et dans le calme c'est le mieux. Mais je lis aussi dans le train, le tram, sur la plage... sans glace, silhouette oblige !

  

Un petit mot pour la fin?

     Tout d'abord un grand merci à Héliéna pour sa proposition. J'avais adoré lire l'interview d'HastagCéline qui m'avait permis de connaître son blog. C'est le genre de chose que je ne saurais pas faire. Et, comme ma confiance en moi est des plus mesurées, je n'avais surtout pas pensé que je puisse intéresser qui que ce soit. Je salue par ailleurs tou-te-s mes ami-e-s lectrices et lecteurs et VIVE LES LIVRES ET LA LECTURE !

 

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01 juin 2018

(Toujours) jeune, (toujours) jolie, maman (mais pas seulement)- Stéphanie Pélerin

Diva romance, mai 2018, 221 pages

 

     Ivana est de retour. L’héroïne de (Presque) jeune (presque) jolie (de nouveau) célibataire nous étonne encore dans un second tome.

     La voilà mariée à Bruno, mère de jumeaux et belle-mère de Lola. On pourrait croire qu’elle nage en plein bonheur mais n’allez pas croire cela. Son mari est un bourreau de travail et est souvent absent. Et pour couronner le tout, Martha sa boss lui confie une mission à Poitiers, il va donc devoir quitter le domicile conjugal à la semaine, ç’en est trop pour Ivana. « Ce que cette période de célibat, même courte, m’a enseigné, c’est que l’on n’est pas obligé d’attendre l’amour pour se réaliser et s’affirmer. L’amour est un joli bonus, cette main qui peut se tendre et nous accompagner sur un bout de chemin. Mais il n’est pas la condition sine qua non au bonheur ni à l’épanouissement personnel. » Cette mère de famille tente de faire face et avec des jumeaux branchés sur du 100 000 volts ce n’est pas simple tous les jours. Heureusement, elle peut compter sur sa belle-fille, très présente mais dont les doutes et les chagrins d’amour ne vont pas épargner. Au milieu de cette vie de folie Ivana s’épanouit avec son roman, celui qu’elle a écrit d’après son expérience avec les sites de rencontre. Elle est d’ailleurs contactée par un certain Jérôme, animateur radio, au charme hypnotique, ne laissant aucune femme indifférente. Et si Ivana acceptait son offre ? Co-animer une émission, un rêve. Après tout, Bruno est bien avec sa Martha, alors…

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     J’ai beaucoup aimé le précédent roman de Stéphanie Pélerin, c’est donc en toute logique que j’ai lu celui-ci. Merci aux Éditions Diva Romance. Ivana est (toujours) aussi attachante, (toujours) aussi déterminée. C’est une femme forte à la carapace « Hansaplast ». Et oui, elle n’a pas de supers pouvoirs comme dans les films mais elle assure grave quand même. Cette mère/femme/fille/amie, autant de facettes pour tout l’amour qu’elle donne à chacun. « Ça demande de réussir à faire de la place à l’autre sans jamais oublier son individualité. Et quand on a des enfants, c’est encore plus compliqué. Ne pas oublier d’être une femme quand tous les neurones disponibles sont accaparés par le fait d’être mère… » Stéphanie Pélerin nous dresse un joli portrait de femme active qui n’hésite pas à se positionner et à remettre en question sa carrière professionnelle. Même pas peur ! Un roman qui fait du bien, se lit sans prise de tête, dans un style parfait pour la détente au soleil, sur la plage avec un cocktail.

     Dites-moi Stéphanie, juste entre nous, promis je ne répète pas, y aura-t-il un troisième tome ???

 

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28 mai 2018

Je m’appelle nuit- Claire Mollaret

Les éditions du Nouveau Pont, parution février 2018, 41 pages

 

     La nuit se sent bien seule là-haut, elle est triste et s’ennuie. Un soir, son amie la Lune lui offre l’occasion de descendre sur terre, à taille humaine, et d’y rencontrer les humains. La nuit va-t-elle se lier d’amitié avec un adulte ? Non. Avec un enfant ? Pourquoi pas. Reste à savoir si les opposés s’attirent. « Étais-je donc faite pour rester à jamais seule ? Sans autre ami que la lune ?»

 

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     Claire Mollaret aborde la différence et l’exclusion à travers un récit simple et explicite. Les illustrations sont très jolies et surtout n’effraient pas, car oui la nuit et les petits, c’est bien connu, ont du mal à s’entendre. Nos enfants découvrent le rôle de la Nuit et la solitude qui lui pèse. Elle croise une vielle dame et une jeune femme qui la rejettent ou la fuient. Et puis, ce petit garçon, Joris, seul comme elle l’accueille chez lui. Fausse joie, espoir, embuscade, arnaque ? Simplement, tolérance. « Joris et moi sommes comme le jour et la nuit mais notre amitié continue. »

     Un album que je conseille pour les 4-8 ans.

 

     Je remercie Babelio et les éditions du Nouveau Pont pour cette belle découverte.

 

27 mai 2018

Interview 'HashtagCéline'

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Ton blog: Qui? Que? Quoi? Où? Comment? On veut tout savoir, nous les curieux!

 

     Je suis une jeune (plus tant que ça mais si quand même) femme de 35 ans et une maman de deux enfants (16 mois et 5 ans). Je vis avec un livre dans la main, dans mon sac ou pas loin depuis toujours. Mes études, mon travail, tout a toujours été en lien avec la lecture et les livres ! J'ai été libraire pendant 15 ans et je suis aujourd'hui bibliothécaire. J'aime les livres et ils me le rendent bien! Je chronique également des livres jeunesse pour la revue Page des libraires depuis quelques années. Le blog, ça faisait un moment que j'y pensais. Mais je me disais que parmi la quantité, je serais un tout petit grain de sable... Et puis, fin 2017, je me suis dit (et on me l'a aussi dit) : ET ALORS? J'ai donc continué à réfléchir, hésiter, et puis finalement, je me suis lancée en me disant que si je pouvais donner ne serait-ce qu'à une personne l'envie de lire et surtout partager ma passion, le blog avait toute sa raison d'exister. Une de mes meilleures amies m'a fait le logo, mon mari (L'HommeParfait) m'a mis le site en forme (quelle patience...) et voilà, mon blog HashtagCéline est né le 1er janvier 2018. Et moi je suis ravie ! Je mets en ligne un ou deux (plus quand j'ai le temps) articles par semaine. Je l'alimente aussi de certains articles que j'ai écrit pour la revue Page des libraires. Et puis, j'ai réellement besoin de parler de ce que je lis. Ça me fait du bien. En gros, mon blog, c'est un peu une psychothérapie !

 

 

Miroir, ô miroir. Quel genre de lecture s'y reflète te concernant?

 

     Aujourd'hui, je ne lis que de la jeunesse. Des livres pour les tout-petits aux romans Young Adult. Je suis tombée dedans et je n'arrive plus à en sortir. J'adore tout ce qui se fait dans le domaine ! Les formats, les auteurs, l'originalité et l'inventivité... C'est tellement riche! J'ai un peu l'air d'une monomaniaque mais tant pis. Moi j'y trouve largement mon compte et mes enfants sont ravis.

 

 

Ta rencontre littéraire la plus marquante, celle qui t'as donné des papillons dans le ventre.

 

     Si on parle de rencontre à travers un livre, alors pour moi, une de mes plus grandes émotions, c'est Le monde dans la main de Mikaël Ollivier paru chez Thierry Magnier en 2011. Tout le long du roman, j'avais savouré son écriture, son histoire. Et à la fin, je m'en souviens bien, je le finissais dans un café. J'ai eu une réaction assez vive au dénouement (petit cri et quelques larmichettes). Les autres personnes autour ont dû me trouver un peu bizarre. Moi, j'étais complètement bouleversée. Ce livre m'est resté longtemps en tête. Si on parle de rencontre avec un auteur, c'est avec Stéphane Servant au dernier salon du livre de Montreuil pour lui faire dédicacer Sirius. Je me suis trouvée complètement déstabilisée face à lui. J'avais l'impression d'avoir 15 ans...

 

 

Dernier coup de cœur, oui oui celui qui fait boum-boum quand tu le refermes.

 

     Alors, je dirais que mon dernier coup de cœur c'est Gingo d'Irène Cohen-Scali paru chez Gulf Stream. Même si ma lecture a été chaotique, je l'ai clairement refermé avec le cœur qui faisait "boum-boum" et une envie d'en parler avec tout le monde. J'aime être surprise. J'adore quand jusqu'à la fin, l'auteur ou l'autrice me promène. Et là, ça été le cas. Il faut dire que l'autrice m'avait déjà retournée le cerveau avec Max chez Gallimard. J'aurais dû me douter qu'elle se jouerait encore de moi.

 

 

En mode carpette, les jambes en l'air avec un bon thé. Quel est ton rituel de lecture?

 

     Au lit, le matin, quand personne n'est encore levé. Je me réveille parfois très tôt avant tout le monde... Lunettes sur le nez, peu de lumière mais seule avec mon livre. C'est parfait !

 

 

Un petit mot pour la fin?

 

     Pour moi, ça sera de souhaiter de bonnes lectures à tout le monde ! Et aussi un grand merci pour cet entretien. Je trouve ça vraiment chouette de voir que la communauté des blogueurs et blogueuses est très unie, bienveillante et communique ! J'espère à bientôt sur HashtagCéline !

 

 

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26 mai 2018

Apprendre à lire- Sébastien Ministru

Grasset, parution janvier 2018, 157 pages

 

     Antoine est directeur de presse et vit avec Alex. Sa préoccupation ou plutôt sa hantise du moment est que son père de 83 ans oublie de refermer le gaz. Alors il veille sur lui, comme il peut. Leur relation a toujours été complexe et difficile depuis le décès de la mère, ne sachant se parler, chacun se braque dans son coin. « Alex, avec qui je vis, a fini par renoncer à critiquer cet homme dont il dit qu’il m’a tant fait souffrir et dont je ressens, plus que jamais, ce lien que j’ai tant essayé de défaire mais qui, peine perdue, ne fait que se renforcer. » Un jour, le père d’Antoine lui fait une demande farfelue : lui apprendre à lire et écrire. « J’ai trouvé sa demande de lui apprendre à lire et à écrire impudique, alors que la vue de ses testicules dépassant de son slip ne me faisait ni chaud ni froid. » Cet homme brut de décoffrage, inculte et analphabète en total opposition à son fils si cultivé et homosexuel. Les deux hommes vont-ils réussir à se mettre d’accord pour un apprentissage hors du commun. Un troisième homme s’unit à eux, un peu par hasard et fait entrer la magie dans ce foyer. « Il arrive un moment dans l’existence où l’on sent que ce qu’on n’aurait jamais pu faire est la chose à faire. »

 

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     Apprendre à lire c’est un peu briser le tabou de l’analphabétisme. Ce manque de culture subi ou choisi qui à un moment pèse lourd dans la vie d’un Homme. Le choix d’étudier, par ce père, est émouvant car après tout il n’y a pas d’âge pour apprendre à lire. Il veut mettre fin à une souffrance traînée depuis son enfance, ses parents ayant refusé de le scolariser. Combien de personnes de sa génération y sont confrontés ? C’est aussi un roman de filiation, de relation difficile entre un père et son fils, du manque de communication entre deux générations qui détruit un amour paternel.

     Sébastien Ministru écrit d’une plume réaliste, sincère et humble et nous prouve combien il est important de communiquer, de s’aimer et quelle chance nous avons de lire et écrire.

« Lire et écrire, comme inspirer et expirer, sont des gestes naturels que personne ne se souvient d’avoir appris. »

 

 

20 mai 2018

Interview 'Passion Cultur'All'

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Ton blog: Qui? Que? Quoi? Où? Comment? On veut tout savoir, nous les curieux!

Passion Cultur'All est né il y a deux ans, dans sa version initiale sur la plateforme wix. A ce moment là, je n'y connaissais rien en matière de blogging et cette modeste version non aboutie a bien changé. En effet, c'est avant toute chose une profonde envie de partager ma passion pour la lecure qui m'a motivé à me lancer dans l'aventure du blogging puisque la lecture je suis comme Obélix tombée dans la marmite étant petite. Hormis ma mère et ma soeur peu de personnes dans mon entourage lisent autant que moi. Je me sentais donc comme martienne la plupart du temps... Ainsi, au fil des chroniques j'ai pris plaisir à faire se développer qualitativement mon blog allant jusqu'à migrer vers la plateforme worpress en raison de nombreux soucis d'ordre techniques rencontrés sur wix qui entravaient ce que j'avais en tête pour Passion Cultur'All: un blog chaleureux, attractif, bien plus organisé et surtout à mon image ! Depuis je suis heureuse de promouvoir des lectures qui me ressemblent, découvrir et soutenir les oeuvres d'auteurs auto-édités entre autres choses... Je suis une passionnée jusqu'à l'âme et jamais n'aurais imaginé vivre une si belle aventure en créant ce blog !

 

Miroir, ô miroir. Quel genre de lecture s'y reflète te concernant?

Je suis clairement une mordue de tout ce qui touche l'imaginaire ! Non seulement ces ouvrages ont de manière général de sublimes couvertures (et croyez moi seul ce genre de détail peut me valoir un craquage sans même avoir lu le résumé...) mais ce que j'apprécie avant tout dans ce genre ci est de m'évader du quotidien, partir à l'aventure aux côtés de créatures magiques aussi féériques que machiavéliques ! Je subodore ma passion pour les univers Disney et Harry Potter d'y être pour quelque chose... Aussi curieuse de nature et pour varier les genres, j'aime me plonger dans de bons thrillers et me surprend à vouloir deviner le fin mot de l'intrigue, des lectures auxquelles s'alternent des livres feel good et romans contemporains.

 

Ta rencontre littéraire la plus marquante, celle qui t'as donné des papillons dans le ventre.

Cédrik Armen. J'ai eu la chance de le croiser à Livre Paris cette année et m'en rappelle encore ! J'adore ce booktubeur à l'humour décapant, et cela m'a fait chaud au coeur de lui communiquer toute mon affection pour son merveilleux travail que j'apprécie de suivre.

 

Dernier coup de cœur, oui oui celui qui fait boum-boum quand tu le refermes.

Destinés tome 1 de Lucie Barnasson, un roman d'anticipation paru chez les Editions Mots en Flots ! D'ailleurs mon petit doigt me dit que c'est ce titre que j'ai le plaisir de chroniquer dans le prochain numéro de Blogger's à paraître en juin. Depuis que j'ai découvert cet univers dépourvu de musique dans lequel évoluent Lénia et Tristan, je n'arrête pas de bassiner tout le monde avec (rire) Le monde et l'intrigue imaginés par l'auteure sont franchement originaux et la plume incroyablement addictive. Si vous ne connaissez pas encore cette saga, vous vous devez de la lire sans plus attendre car on est obligé d'apprécier (c'est non négociable de toute facon lol)

 

En mode carpette, les jambes en l'air avec un bon thé. Quel est ton rituel de lecture?

En général, je me prépare une théière de thé avec un zeste de miel ou bien du thé glacé non sucré en été. Le ou les morceaux de chocolat noir ne sont jamais très loin, gourmande que je suis. Ensuite je m'installe confortablement dans le canapé, mon plaid sur les jambes et entourée d'un bon nombre de coussins pour me caler. C'est toujours à ce moment là que mon chat pointe son nez pour réclamer un calin d'ailleurs... Et me voila partie pour dévorer mon livre du moment, en général dans le silence ou avec la console en bruit de fond lorsque chéri est là.

 

Un petit mot pour la fin?

Un grand merci pour cette interview à laquelle j'ai pris plaisir à répondre. J'espère dans tous les cas que mes réponses vous donneront envie de découvrir mon blog de modeste lectrice passionnée avide de découvertes et profondément rattachée à la cause des auteurs auto-édités et petites maisons d'édition que je n'hésite pas à mettre en avant.

 

 

 

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