Mes écrits d'un jour

21 janvier 2019

L’Empathie- Antoine Renand

Grand Prix des Lectrices Elle 2019

Robert Laffont- La bête noire, janvier 2019, 447 pages

       Paris est devenu le terrain de chasse d’Alpha. Cet homme haineux viole et torture les femmes, allant même jusqu’à s’en prendre aux couples. Son mode opératoire est peu commun. Il entre en silence dans les habitations, aime se prendre en photo avec les portables de ses victimes et être filmé par les caméras de vidéosurveillance. Jusque-là, les victimes s’avouent chanceuses mais peu le sont vraiment. Marion Mesny et Anthony Rauch, dit la Poire, sont spécialisés dans les affaires de crimes sexuels et traquent ce fou dangereux mais pour enfin l’attraper il faudra d’abord qu’eux même déterrent leurs propres cadavres.

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     Un premier roman glaçant à tel point que je me demande déjà si cet été je vais ouvrir mes fenêtres ! Antoine Renand nous impressionne dans ce polar. Il parvient à fouiner dans la psychologie des personnages pour nous en livrer les moindres détails de leur personnalité. Ce n’est pas une simple enquête de crimes sexuels, c’est aussi les secrets que chacun dissimule, les blessures qui ne se referment pas. L’auteur nous livre tout et n’a pas peur de choquer. Un contrôle d’écriture remarquable pour un premier texte.

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20 janvier 2019

Interview Instagram 'Sandra_etcaetera'

 

 

Bandeau Interview

 

 

Ton compte Instagram: Qui? Que? Quoi? Où? Comment? On veut tout savoir, nous les curieux!

     J'ai ouvert mon compte Insta sandra_etcaetera en septembre 2017 par curiosité- mon fils ne cessait de me dire qu'il y trouvait des choses tellement intéressantes ! Rapidement j'y ai découvert une communauté de passionnés de lecture- je me suis prise peu à peu au jeu des sandra2chroniques en lisant celles des autres que je trouvais tellement justes et convaincantes- tout ça m'a vite plu, je me suis mise à lire à un rythme que je n'avais plus connu depuis mes études ! (Un bagne quoi!!) Je me suis ouverte encore plus à la littérature contemporaine, puis il y a eu les rencontres- en commentaires, en MP, on crée des liens, mais aussi en vrai- notamment grâce à l'aventure des #68premieresfois dans laquelle je suis rentrée grâce à une autre blogueuse (Tlivres- merci Annie 😉)- les rencontres entre lecteurs et auteurs sont magiques- alors aujourd'hui je continue ce compte et mes lectures sont devenues un des moteurs de mon quotidien ! Pas de blog actuellement, mais j'y réfléchis...🤔

 

Miroir, ô miroir. Quel genre de lecture s'y reflète te concernant?

     Mes lectures sont en majorité contemporaines- premiers romans, rentrée littéraire mais aussi des ouvrages moins récents. J'aime les histoires qui offrent un éclairage sur le monde, sur les rapports humains, l'intime... J'aime les ouvrages qui suscitent en moi de fortes émotions- je suis sensible aux mots, à la poésie des mots, au style de l'écrivain- j'aime être surprise et sortir de temps en temps de ma zone de confort ou aller vers des textes qui me bousculent. Je parle aussi un peu de cinéma et de théâtre.

 

 

Ta rencontre littéraire la plus marquante, celle qui t'as donné des papillons dans le ventre.

sandra1      "Des papillons dans le ventre..." elle est jolie cette expression et bien choisie Héliéna ! La dernière rencontre littéraire la plus marquante est ma lecture d’Appelle moi par ton nom d'André Aciman. J'ai tout aimé dans ce roman ! Il me donne des papillons dans le ventre- c'est une vraie déflagration émotionnelle quand je le lis ou le relis- il reste en permanence sur ma table de chevet et il est noirci d’annotations ! J'aime les mots superbes d'Aciman et je crois avoir un goût prononcé pour les histoires d'amour impossibles ! 😍

     Au-delà des lectures, les rencontres avec les auteurs m'intimident et à la fois sont souvent exaltantes.... ou bien quand un auteur te remercie pour ta chronique... quel bonheur !

 

 

Dernier coup de cœur, oui oui celui qui fait boum-boum quand tu le refermes.

     Le tout dernier lu pour les #68premieresfois c'est La dérobée de Sophie de Baere. J'ai vraiment refermé ce livre à regret. J'ajouterai Danse d'atomes d'or de Olivier Liron (lauréat du #grandprixdesblogeurs pour Einstein le sexe et moi), ce roman m'a bouleversée par son écriture poétique au souffle vital. Enfin je dois citer Laurent Gaudé qui chaque fois m'enchante par ses mots, son écriture, ses histoires. Il est pour moi l'un des meilleurs contemporains.

 

En mode carpette, les jambes en l'air avec un bon thé. Quel est ton rituel de lecture?

     Euh... les jambes en l'air... non 🤔! J'ai besoin d'un confort assez classique. L'hiver: canapé, plaid, coussins. L'été : transat, emplacement semi ombragé, pieds nus. Pour le reste je suis plutôt lecture qui dure, donc je m'installe : lunettes, crayon, carnet et lorsque je commence une lecture je casse légèrement la tranche (😱 sacrilège chez certains lecteurs !). Un thé, un carré de chocolat noir... quand je suis vraiment bien installée !!

 

Un petit mot pour la fin?

     Un grand merci évidemment Héliéna pour cette invitation dans tes interviews ! Et que vivent longuement nos échanges entre lecteurs bercés par la beauté des mots!


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16 janvier 2019

Anatomie d’un scandale- Sarah Vaughan

Grand Prix des Lectrices Elle 2019

 

Préludes, janvier 2019, 439 pages

 

     James Whitehouse est un membre du gouvernement britannique reconnu, travaillant dur et se faisant respecter par sa classe politique. Mais un jour un scandale éclate, il se voit accusé d’un viol. Sophie, sa femme, l’aime plus que tout et tient à protéger sa famille des racontars. À l’inverse, Kate, avocate pénaliste, est bien décidée à le faire condamner. Ce trio infernal joue à un jeu dangereux où la vérité finit toujours par se savoir.

 

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     Psychologie et politique dans un même seau. Tiens, cela me rappelle un certain mouvement #MeToo. Sarah Vaughan installe l’intrigue progressivement. Alternant le passé, le présent et les protagonistes, elle lève le voile sur les évènements sans jamais trop en dévoiler, c’est ce qui m’a tenue en haleine. À chaque divulgation je me suis dit c’est bon j’ai compris, voilà la fin mais c’est sans compter sur le petit élément qui vient se glisser en douce et qui relance la machine. Et ce final, une belle maîtrise !

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14 janvier 2019

Fritz- Isy Ochoa

Le Rouergue, octobre 2018, 64 pages, à partir de 10 ans

     L’éléphant Fritz est né en Inde en 1870. Il a vécu sa première année auprès des siens, en liberté. Et puis, un jour, ‘Bang’. La troupe est attaquée par les hommes et Fritz est capturé. Il est dompté pour être un animal de cirque en Allemagne puis en Amérique. Fritz témoigne ici de son histoire, son calvaire et sa chute.

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« J’ai eu une vie minuscule,

Une deuxième pour survivre,

Une troisième pour le souvenir. »

 

     Isy Ochoa, pour qui la cause animale est essentielle ou très importante, nous raconte la vie de Fritz, cet éléphant devenu célèbre malgré lui. Après de nombreuses recherches et une visite au Musée des Beaux-Arts de Tours (37), où est exposé Fritz, elle décide de lui rendre un magnifique hommage dans cet album jeunesse aux illustrations aquarelles.

     Isy Ochoa écrit et illustre la maltraitance animale en abordant la présence des animaux dans les cirques. N’épargnant pas son lecteur, elle n’hésite pas à notifier les méthodes de domptage utilisant un aiguillon à pointe de fer, les pattes enchaînées à de lourdes chaînes, le transport maritime tueur, les stations assises sous contrainte … Fritz ne fait pas dans la joyeuseté. Il nous sensibilise sur un sujet dramatique, la souffrance animale, et dont de nombreuses associations font leur combat à l’heure actuelle.

     Un album jeunesse puissant, indispensable pour que l’Homme prenne conscience de ses erreurs exercées depuis des siècles sur l’animal. Pour qu’aujourd’hui, les animaux ne soient plus maltraités en captivité.

 

     Vous pouvez vous recueillir auprès de Fritz au Musée des Beaux-Arts de Tours 18 Place François Sicard, 37000 Tours.

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13 janvier 2019

Lincoln au Bardo- George Saunders

Grand Prix des Lectrices Elle 2019

Fayard, janvier 2019, 393 pages

     Washington, nuit du 25 février 1862. Abraham Lincoln s’échappe de la Maison-Blanche pour se recueillir sur la tombe de son fils, Willie, enterré un peu plus tôt ce même jour. À 12 ans il a été ravagé par la fièvre typhoïde. Lincoln pensait qu’en se rendant au cimetière cette nuit-là il serait seul, mais c’est sans compter sur les spectres. Des voix et des ombres surgissent d’outre-tombe, comme prisonnières entre deux mondes et Willie, petit nouveau, y provoque la cacophonie.

 

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     Ce roman polyphonique s’annonçait prometteur au vu de la quatrième de couverture. Hélas, je ne suis pas parvenue à entrer dans l’histoire. Les allers/retours entre les personnages sont trop fréquents. D’une ligne à un chapitre, leurs interventions n’ont aucune régularité et sont traités avec rapidité. Peut-être que la mise en page y est pour quelque chose. Plus de cent soixante narrateurs y sont mentionnés, un sacré challenge que l’auteur maîtrise dans l’écriture mais auquel il faut, en tant que lecteur, s’accrocher.


11 janvier 2019

Pirate N°7- Elise Arfi

Grand Prix des Lectrices Elle 2019

Éditions Anne Carrière, octobre 2018, 181 pages

 

     En 2011, sept pirates somaliens sabordent un navire de plaisance français. L’homme est assassiné et la femme prise en otage. Fahran est l’un de ces pirates, capturé par la marine espagnole. Il est accusé de piraterie, de meurtre et de prise d’otage. L’avocate Elise Arfi, commise d’office, se charge de sa défense à Paris. Pendant quatre ans elle tente de  maintenir à flot ce jeune homme, mineur au moment des faits et dont la justice ne va faire qu’une bouchée. « Je ne suis pas ici pour défendre, mais pour vous parler d’un être humain, dans ses relations à d’autres êtres humains. Il n’y a que moi qui puisse le faire. Je suis son seul témoin, la seule personne qui le connaisse, la seule personne pour qui sa vie soit importante, pour qui son sort fasse une différence. La seule à lui envoyer de l’argent, la seule à lui rendre visite en prison. Je suis son avocat. »

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     Pirate N°7 est un huis-clos entre une avocate et son client.  Le crime est horrible, je le conviens, mais j’ai été étonnée d’éprouver de la compassion pour Fahran, ce pirate au destin tragique. Elise Arfi nous ouvre les yeux sur le système judiciaire français. Ce rouleau compresseur qui ne cherche pas le pourquoi du comment, juste capable de provoquer la folie chez l’Homme. Un document engagé qui amène a débattre. Il y a ceux qui ne tenteront pas de comprendre le sujet et accuseront encore et toujours les faits jugés. Et puis, il y a ceux qui vont au-delà, qui analysent en profondeur le processus judiciaire expliqué par l’avocate. À chacun de faire sa conclusion mais sachez que l’Homme, peu importe les faits qui lui sont reprochés, reste un humain avant tout et digne d’être traité avec respect. À bon entendeur.

 

10 janvier 2019

Les tribulations d’Arthur Mineur- Andrew Sean Greer

Grand Prix des Lectrices Elle 2019

 

Actes Sud, janvier 2019, 253 pages

 

     Arthur Mineur est en pleine crise existentielle. Au bord de la cinquantaine il fait le bilan de son demi-siècle. Sur le plan professionnel, il a été couronné de succès avec le prix Pulitzer pour son premier roman. N’ont  suivi que des médiocrités littéraires. Quant à sa vie sentimentale, c’est un joli foutoire. Le voilà, aujourd’hui, fuyant l’invitation au mariage de son ex. Une tournée mondiale de foires, salons et autres rencontres s’offre à lui. Mais avait-il imaginé au fin fond du monde être confronté à ses sentiments ?

 

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     C’est un roman nostalgique. Celui où l’heure du bilan a sonné. À 50 ans, est-ce finalement le bon moment ? Dans les nombreux pays qu’il traverse, Arthur Mineur nous attendrit mais toujours avec une pointe d’humour sur un échec, une déception, un manque, une frustration. L’auteur construit son roman en fragments de vie, s’emboîtant avec légèreté et facilité. Le narrateur utilise le refus à l’invitation au mariage comme prétexte pour décharger sa conscience à chaque étape. Un texte sur le passage du temps, sur cet instant mélancolique de confrontation au passé.

 

 

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18 décembre 2018

Qui décide tous les soirs d’allumer les étoiles ?- Carine Bausière

Ravet-Anceau, novembre 2016, 198 pages

     Camille voit son adolescence basculée le jour où sa mère décède brutalement, les laissant elle, son frère et son père dans un quotidien très flou. La perte de cet être cher est à leurs yeux insurmontable. À 13 ans, Camille est vide. « C’est difficile à expliquer avec mes mots de 13 ans, mais j’ai comme un trou dans la poitrine. Un truc béant, si je me penche, je tombe et je ne remonte plus jamais. » Son meilleur ami, Benjamin, invente tout ce qui est possible pour lui redonner sourire. Alors peu à peu elle se voit rêver de New-York et de ses buildings. Et si cette destination l’aidait à se reconstruire ? Mais avant, Camille doit retrouver une stabilité. « Mais mince, quoi. Perdre sa maman à 13 ans, ça ne se fait pas ! Ça fait trop mal ! »

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     Le roman de Carine Bausière est centré sur le décès. Un douloureux sujet qu’il est important de bien traiter pour ne pas heurter. L’autrice donne confiance à son héroïne au fil des pages, lui sortant ainsi la tête de l’eau. Différents thèmes sont abordés en plus du deuil : l’adoption, la monoparentalité et l’homosexualité. Vous pouvez vous dire que cela est de trop mais ils offrent un contenu sensible et fin d’une vie d’ado pas toujours simple à affronter. J’ai ri, j’ai pleuré ( à grosses larmes !) de ce quotidien où chacun peut s’identifier sans pour autant avoir vécu les mêmes instants. Un roman plein d’amour.

17 décembre 2018

La Tour- Xavier Armange et Chiara Arsego

Éditions d’Orbestier- Rêves bleus, octobre 2015, dès 6 ans

Mon avis

« Qu’y a-t-il au-dessus du plafond ? Le ciel, d’accord, mais plus haut, encore plus haut, derrière, qu’est-ce qu’il y a ? »

     En voilà une bonne question à laquelle les Hommes tentent de répondre au fil des siècles. Pour le savoir, ils commencent par48052468_573324049804491_6148250735105540096_n empiler des cailloux. Et puis, au fur et à mesure du temps leur modèle de construction change, évolue, jusqu’à l’apparition du béton et de l’acier. Le ciel est à portée de main, vont-ils y parvenir ?

     Ce livre grand format se tisse tel le modèle de la Tour de Babel. Au fil du récit et des illustrations nous suivons l’évolution de l’architecture si complexe avec les époques et les matériaux utilisés. Le lecteur se permet de rêver à travers les siècles traversés. Il est également sensibilisé sur la responsabilité de la destruction des arbres par la folie humaine. Toujours plus, encore plus, mais à quel prix ! À noter, l’histoire de l’architecture, en toute fin d’album, un petit récapitulatif permettant au lecteur de situer dans le temps et l’espace l’ampleur du phénomène. La Tour est un regard émerveillé sur ce qui nous entoure tout en gardant conscience de sa fragilité.

 

L’avis d’Elijah

     L’album est très joli et graphique. C’est le temps qui passe avec tout ce que l’Homme est capable de construire. Je n’ai pas tout compris dans les dates à la fin, c’est pas facile de situer ce qui se passait avant notre époque. Je comprends qu’il ne faut pas trop construire pour ne pas détruire la nature et c’est le principal.

 

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13 décembre 2018

Yehunda- Isabelle Wlodarczyk et Dani Torrent

Éditions d’Orbestier- Rêves bleus, octobre 2015, dès 6 ans

 

Mon avis

     Avant même d’ouvrir cet album vous ressentez toute la puissance de cette petite Yehunda. Sur cette couverture, ses yeux bleus et sa peau foncée sont magnifiquement représentés.48355884_343682366424092_6255206819619143680_n

     Yehunda est une jeune esclave travaillant dans les champs de coton aux États-Unis. À la nuit tombée elle aime retrouver son ami Noé. Lui, a les cheveux dorés et la peau claire. Il est aussi le fils du contremaître. Chaque nuit, ces deux enfants vivent d’insouciance et rêvent de liberté, ensemble.

     Isabelle Wlodarczyk aborde le sujet sensible de l’esclavage à travers cet album au format XL et aux illustrations remarquables de Dani Torrent. Le tout s’assemblant à la perfection. Les couleurs s’harmonisent avec chaque passage du texte, nous donnant cette impression de présence réelle avec les personnages.

     En posant votre regard sur Yehunda vous imaginerez la dureté de son travail d’esclave à cette époque, l’espoir qui émane d’elle et cette envie de liberté qui coule dans ses veines. Car oui, pour atteindre le bonheur il faut passer par bien des étapes alors en attendant elle profite du peu d’instants volés avec son ami et confident. Cette amitié où la différence est insignifiante, seule la joie de se retrouver est présente.

     Vous l’aurez compris, Yehunda, est une lecture très touchante, sensible, où l’injustice, les discriminations et la haine n’ont pas leur place. À mettre entre toutes les mains.

 

L’avis d’Elijah

     L’album est très joli. J’ai aimé l’histoire de ces enfants qui ne sont pas du même milieu ni de la même couleur mais qui s’aiment. L’esclavage est dur mais heureusement à la fin il est aboli et l’amour triomphe.

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