Mes écrits d'un jour

11 novembre 2018

Interview blog 'Ma collection de livres'

 

Bandeau Interview

Ton blog: Qui? Que? Quoi? Où? Comment? On veut tout savoir, nous les curieux!

 Logo_blog    Créé il y a quatre ans, le blog «Ma collection de livres» est né de l'envie de revenir à une activité qui m'a beaucoup enrichi, celle de critique littéraire. Durant une quinzaine d'années, j'ai en effet occupé cette fonction pour le compte d'un hebdomadaire suisse avant de m'orienter professionnellement vers la communication d'entreprise. J'ai alors conçu mon site comme une vitrine de la production littéraire avec deux règles essentielles pour moi: partager mes plaisirs de lecture, c'est-à-dire ne parler que des livres qui m'ont plu et ne rien m'interdire en terme de genres littéraires. J'aime autant présenter un bon polar qu'un roman du terroir, les jeunes auteurs contemporains que les valeurs sûres et, bien entendu, les écrivains du monde entier.

 

Miroir, ô miroir. Quel genre de lecture s'y reflète te concernant?

     J'aime avant tout la diversité des genres et des styles et rien ne me réjouit davantage que de découvrir et d'accompagner les auteurs. C'est la raison de ma participation active depuis trois saisons maintenant de l'association «68 premières fois». Les sélections proposées m'ont permis tout à la fois de découvrir chaque année quelques pépites, mais aussi de nouer de solides amitiés, n'est-ce-pas Héliéna? Plus précisément, c'est d'abord la littérature française contemporaine qui m'intéresse, des plumes confirmées aux nouveaux auteurs.

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Ta rencontre littéraire la plus marquante, celle qui t'as donné des papillons dans le ventre.

     Il y en a beaucoup et il m'est très difficile de ne citer qu'un seul nom, moi qui suis un lecteur boulimique depuis près d'un demi-siècle! Parlons-donc du dernier en date: Nicolas Mathieu. J'ai beaucoup aimé son premier livre, «Aux animaux la guerre» et l'ai fait savoir. Comme j'aime suivre les auteurs, je me suis précipité sur «Leurs enfants après eux» et lui décerné cinq étoiles, une «distinction» rare pour moi, puisqu'il n'y a guère que deux ou trois auteurs par an qui y ont droit. Inutile de dire que je suis ravi de voir que le jury du Prix Goncourt partage mon enthousiasme. Quant aux papillons dans le ventre, ils me sont venus aussi après la lecture, en recevant les chaleureux mots de remerciements de Nicolas Mathieu. Le Lorrain que je suis en est encore tout retourné!

 

Dernier coup de cœur, oui oui celui qui fait boum-boum quand tu le refermes.

     Je ne vais peut-être pas faire preuve d'originalité, mais j'ai craqué comme beaucoup de lecteurs en lisant «La vraie vie» Afficher l’image sourced'Adeline Dieudonné. Je sens là un univers particulièrement riche et plein de promesses. 2018 est du reste un crû exceptionnel.

 

En mode carpette, les jambes en l'air avec un bon thé. Quel est ton rituel de lecture?

      Pour me rendre à mon travail, j'effectue le trajet en train et ce depuis plus de trente ans. Autant dire que j'ai quasiment mon compartiment réservé – celui des lecteurs – et mes petits rituels, comme celui de vérifier si la liseuse n'est pas en panne. Quand le train entre en gare, je sais si le livre est bon. C'est quand j'ai envie de poursuivre ma lecture sans attendre le voyage retour! Quand vient le week-end, le canapé de ma bibliothèque et le lit accompagnent mes lectures.

 

Un petit mot pour la fin?

     Je vais laisser le soin à Jules Renard de conclure pour moi avec cette citation que j'ai mis en exergue de mon blog et qui explique parfaitement ma boulimie: «Quand je pense à tous les livres qu'il me reste à lire, j'ai la certitude d'être encore heureux.»

 

 

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09 novembre 2018

La Loi de la mer- Davide Enia

Grand Prix des Lectrices Elle 2019

Albin Michel, septembre 2018, 225 pages

     Durant trois ans, l’écrivain Davide Enia s’est heurté à la triste réalité de Lampedusa. Cette île italienne est un point d’entrée privilégié pour les migrants souhaitant aller en Europe. Ces hommes, femmes et enfants livrés à eux-mêmes en pleine mer, bravant la folie humaine des passeurs. Leur seul espoir est un avenir meilleur sur des terres où la guerre ne fait pas rage, où la violence ne tue pas, là où les enfants peuvent s’épanouir, où le bonheur est permis.Le loi de la mer

     Davide Enia construit son récit autour de témoignages d’habitants, de secouristes, d’exilés et de survivants. La parole est donnée aux laissés-pour-compte, ceux que la vie n’a pas épargnés. Certains passages éprouvants, à la limite de l’insoutenable nous donnent toute l’urgence du sujet. Comment peut-on, en 2018, fermer les yeux sur ces cadavres flottants, ces oubliés, ce désastre humain ?

« Dehors, des nuages. Il soufflait un vent de sud-ouest, la mer était agitée. Chaque fois, j’ai le sentiment de me trouver face à des êtres qui portent en eux tout un cimetière. »

     En parallèle, Davide Enia insère sa propre vie, ses souvenirs, son père et cet oncle malade. Comme pour relier la mort à ce double récit, l’auteur fait des allers-retours maintenant un fil tendu de bout en bout.

     La loi de la mer est une force qui amène à la réflexion à chaque mot. Le sujet est dramatique, c’est vrai, mais l’auteur écrit avec respect et pudeur sur les réfugiés. Indispensable pour rappeler, encore et toujours, que des Hommes meurent dans nos mers parce qu’ils voulaient simplement vivre.

« Mais eux, qui sont les vrais personnages de cette histoire, il faudrait les écouter si on voulait comprendre toutes les raisons de cet exode de masse. Au lieu de ça, on les enferme dans des centres d’accueil et on fait le silence sur leurs motivations et sur leurs droits. »

 

08 novembre 2018

Miss Sarajevo, Ingrid Thobois

Éditions Buchet Chastel, collection « Qui vive », 224 p. 16 €, parution 23 août 2018.

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     Joaquim avait 11 ans lors des Jeux Olympiques de Sarajevo, en 1984. Ses souvenirs de l'événement, ce sont les épreuves de patinage artistique devant lesquelles le visage de sa mère s'illuminait, comme il ne s'était plus illuminé depuis des années.

     Huit ans plus tard, Joaquim a 19 ans, et sa jeune sœur Viviane se tue en sautant par la fenêtre.

     Tout cela a-t-il un sens, en 1992, alors qu'il s'apprête à partir dans la ville assiégée comme photo-reporter ?

     Joaquim photographie. Il imprime le réel, le capture sur du papier glacé. Mais peut-il enfermer la guerre dans une boîte ?

     Partir pour tout balayer, le souvenir de sa famille, des non-dits et des souffrances trop longtemps tues. « Du siège de Sarajevo, Joaquim reviendra vivant. Ludmilla le sait, Ludmilla le sent. Ce qui l'inquiète, ce n'est donc pas le garçon dans la guerre, mais sa manière de parler de Chagall et de jeune mariée, au lieu de mort et de jeune fille défenestrée. Depuis six mois, Ludmilla attend de Joaquim qu'il nomme la réalité. »

     Partir en messager pour la famille de Ludmilla restée là-bas, et découvrir Sarajevo la prisonnière, les nuits zébrées par le manque de sommeil, l'attente et la lumière des bombes. « À Sarajevo, tout le monde a expérimenté ce que Joaquim ne sait que théoriquement : on meurt comme on reste en vie, par hasard. »

     Mais découvrir aussi ce que signifie résister dans une ville en guerre : manger autour d'une table, continuer à prendre soin des autres, coudre des vêtements, organiser un concours de beauté pour clamer au monde que le cœur de ce pays bat encore. Et, pour Joaquim, apprendre aussi à garder son Leica fermé, à retirer la pellicule.

     Miss Sarajevo raconte l’histoire d'une famille détruite, en même temps que celle d'une ville dévastée, dans lesquelles se débattent malgré tout des signaux de vie très forts. C'est bouleversant, comme les images de cette guerre.

     « 29 mai 1993. Dans le sous-sol du centre culturel, cinq cents personnes sont réunies pour le défilé. Les gens parlent, fument, boivent. L'atmosphère est au tripot. Plus rien n'existe à Sarajevo sinon ce concours de beauté. »

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     Merci Héliéna de m'avoir invitée sur ton blog pour parler d’un de mes derniers coups de cœur.

Crédit photo Miss Sarajevo : © Stylist/Corbis

01 novembre 2018

Jungles et réserves naturelles du monde- Auteur : M. Cassany Illustrateur : M. Navarro

 

Nathan, dès 5 ans

 

     Ce livre grand format  aux couleurs vives place le jeune lecteur au plus proche de la nature sauvage. Il y apprend la biodiversité existant dans seize jungles de la planète de manière ludique. À chaque double page une présentation concise de 45050175_1118666971643521_7078105884764667904_nl’environnement, des illustrations et une loupe. Dans celle-ci un chiffre est mentionné, donnant l’indication du nombre d’espèces à trouver. Une approche amusante et stimulante pour l’enfant. J’ai exploré ce livre avec mes enfants de 3 ans (presque) et 12 ans, en alternant les lectures à voix haute avec le grand. Un moment agréable d’échange autour d’un thème qu’ils adorent : les animaux. À noter que cet album sensibilise sur la déforestation et mon aîné a ainsi pu m’interroger sur ce phénomène à endiguer. Jungles est un magnifique voyage dans les réserves naturelles où les animaux et la nature ne font qu’un pour je l’espère encore très longtemps. À nous parents de guider nos enfants et d’avoir des comportements écoresponsables.

 

     L’avis d’Elijah

     Ça permet de découvrir de nouvelles espèces. C’est amusant de trouver les noms des animaux et de les situer dans la page. Il est très joli et grand.

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30 octobre 2018

La blessure- Jean-Baptiste Naudet

L’Iconoclaste, août 2018, 298 pages

     1960. Robert perd la vie en Algérie. Envoyé là-bas par l’État français afin de ‘nettoyer’ la Kabylie, il est tué d’une balle lors d’une patrouille. Sa fiancée, Danièle, l’attend à Paris. Dévastée par le chagrin elle tente de rester en vie. Vingt ans plus tard, son fils Jean-Baptiste découvre des lettres, celles de deux âmes-sœurs que le destin a brisés. Jean-Baptiste est reporter de guerre, la folie s’est emparée de lui et avec ces écrits il tente de reconstituer son histoire et de se sauver.

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     Jean-Baptiste Naudet rejoue l’histoire de l’Algérie. De cette guerre cruelle longtemps cachée par la France. Il s’approprie l’histoire de son père Gilles Naudet, de sa mère et son fiancé, nous livrant ainsi un texte fort, dur voire cru. La guerre transforme les hommes, en fait des monstres, incapables d’humanité. Dans ses lignes, j’y ai vu l’horreur, la torture, le dégoût, les viols, les massacres et même la joie de tuer. De quoi en faire une lecture glaçante. Cette histoire de famille est vraie et il aurait été irrespectueux de ma part de ne pas finir ma lecture aussi difficile soit-elle. Un premier roman qui secoue, indispensable pour que l’Algérie ne soit plus ignorée en littérature.

« En attendant, voici ce livre, comme une offrande, comme une supplique, comme un chant à la mort, à l’amour. Comme une étoile dans la nuit, une étoile qui n’a pas de nom mais qui est la nôtre, une étoile qui ne parle que d’amour et qui ne doit jamais mourir. Pour que l’on nous comprenne, pour que l’on nous excuse, pour que l’on nous pardonne. Algérie, notre amour. »


29 octobre 2018

Le fou de Hind- Bertille Dutheil

Belfond, août 2018, 393 pages

     Lydia vient d’enterrer son père et découvre dans une lettre l’existence d’une certaine Hind. Ce prénom noté au dos d’une photo  avec une lettre de Mohsin s’accusant de la mort d’un être innocent. Pour Lydia, débute l’enquête. Celle des années 70, à Créteil, où son père résidait alors dans un ‘château’. A-t-elle un lien de parenté avec Hind ? Mohsin est-il coupable de meurtre ?

 

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     Ce roman polyphonique à l’intrigue plus qu’alléchante m’a laissée sur le bord. Certaines longueurs de texte m’ont perdue, cherchant en vain l’élément déclencheur, mais rien. Je l’ai lu, je me suis accrochée, mais sans grande conviction. L’histoire est intéressante, peut-être que 200 pages en moins auraient réussi à ne pas me noyer dans ces souvenirs à rallonge.

28 octobre 2018

Interview 'Des Livres Et Moi'


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Ton blog: Qui? Que? Quoi? Où? Comment? On veut tout savoir, nous les curieux!

     La curiosité est un très beau défaut... Qu'il me faut satisfaire au plus tôt ! ^^

     Je m'appelle donc Aurélie et je suis l'heureuse gérante du blog "Des Livres et moi" qu'on retrouve à l'adresse suivante : http://deslivresetmoi7.blogspot.com. Je suis également présente sur les réseaux sociaux (Twitter, Facebook et Instagram), toujours sous le pseudo @deslivresetmoi7. Le blog dispose également de sa chaîne Youtube où je vous présente tous mes craquages littéraires... Evitez de le dire à mon banquier, il ferait une attaque, le pauvre ! L’image contient peut-être : chat et intérieur

     Dans les faits, j’ai commencé à chroniquer mes lectures via ma page Facebook et mon compte Twitter en septembre 2015, avant d’ouvrir mon blog en janvier 2016 pour que mes chroniques soient accessibles à ceux qui n’étaient pas sur les réseaux sociaux.

     Tout ça, c'est la faute de mon auteur chouchou : Olivier Norek ! Je m’explique : j'ai rencontré cet auteur en juin 2015 alors que j’étais bénévole sur un salon littéraire dans la Vienne. "Code 93" ne m'avait pas attiré... Et puis... Bon, j'avoue : Je n'aimais pas sa photo en 4ème de couverture... Oui, oui, je sais... Mais j'ai finalement rencontré un auteur tout à fait sympathique, drôle mais surtout très simple et tellement passionné qu'il a su me convaincre de le lire durant ces deux jours passés à ses côtés... Le coup de coeur fut sans appel ! Je n'ai dès lors cessé de... Pourrir mon entourage personnel et professionnel pour leur faire découvrir cet auteur... Et je peux vous dire que personne n'en a réchappé ! ^^ Seulement une fois le virus littéraire diffusé, il me fallait d'autres lecteurs... D'autres victimes ! J'avais pris trop de plaisir à partager ce coup de coeur pour m'arrêter là... Et c'est ainsi que ma première chronique apparaissait en septembre 2015 !

     J'espère avoir pu satisfaire toute curiosité !

 

Miroir, ô miroir. Quel genre de lecture s'y reflète te concernant?

     Je suis une lectrice aux goûts plutôt éclectiques... Je lis de tout, tous genres et tous types d'éditions confondus... La logique veut donc qu'on trouve de tout sur mon blog !

     Une exception cependant s'agissant de la littérature érotique à laquelle je suis relativement hermétique... Si la présence de scènes érotiques dans un roman ne me dérange pas, un livre qui ne parle que de ça ne parvient pas à retenir mon intérêt... Et ce n'est pas faute d'avoir essayé !

     A contrario je suis une grande adepte de littérature noire : Polars, thrillers, romans noirs... C'est donc sans doute ce qu'on retrouvera le plus sur mon blog ! N'oubliez pas qu'Olivier Norek est mon auteur chouchou ! ^^

 

Ta rencontre littéraire la plus marquante, celle qui t'as donné des papillons dans le ventre.

     Difficile de choisir.. Bon, je vous épargne un nouveau couplet dithyramnique sur Olivier Norek (c'est mon auteur chouchou, au cas où cela vous aurait échappé ! ^^) et je dirais que deux auteurs m'ont profondément marquée, tant par leur plume que par leur personnalité :

     Amélie Nothomb tout d'abord, dont j'ai découvert la plume au lycée... Depuis j'ai dévoré toute sa bibliographie et je ne manque jamais de me procurer son petit dernier à chaque rentrée littéraire ! Et j'étais si émue la première fois que je l'ai rencontrée en mars 2016 au Salon du Livre de Paris que j'ai à peine réussi à lui parler !

     Sire Cédric ensuite... Un auteur dont j'ai découvert la plume en mars 2017, au Salon du Livre de Paris... Et dont j'ai dévoré tous les romans dans les mois qui ont suivi... L'an dernier je l'ai rencontré pas moins de six fois ! Je garde d'ailleurs un excellent souvenir de chacun de ces échanges tant il est sympathique et charmant, ouvert à l'échange, disponible pour ses lecteurs... Ce n'est pas pour rien si cet auteur fut mon coup de coeur 2017 ! ^^

 

Dernier coup de cœur, oui oui celui qui fait boum-boum quand tu le refermes.

      Me contraindre à choisir, moi ?! Même pas en rêve ! Parmi les derniers romans qui m'ont profondément marquée, il y a bien "La vraie vie" d'Adeline Dieudonné, d'ailleurs récompensé par le Prix du Roman Fnac, mais également "Nous rêvions juste de liberté" de Henri Loevenbruck... Deux romans tout à fait différents mais qui ont su laisser une empreinte indélébile dans mon petit coeur de lectrice passionnée... Mais je tiens également à souligner que je suis tombée amoureuse de deux plumes féminines cette année : Sonja Delzongle et Valérie Perrin... Deux genres totalement différents mais deux auteures de talent tout simplement captivantes dont j'ai dévoré les bouquins en moins de temps qu'il ne m'en faut pour l'écrire ici !

 

En mode carpette, les jambes en l'air avec un bon thé. Quel est ton rituel de lecture?

     Et bien aussi étrange que cela puisse paraître, je ne crois pas vraiment en avoir... Je lis essentiellement le soir, souvent très tard et assez longtemps, tout simplement installée dans mon lit... Plus largement je lis dès que j'ai du temps libre, et notamment durant mes longs trajets... Par contre il m'est impossible d'arrêter ma lecture en plein milieu d'un chapitre, cela constitue pour moi un sacrilège et j'ai plutôt tendance à faire une nuit blanche si un bouquin me passionne ! Je défie alors quiconque de vouloir m'empêcher de bouquiner !

     Ah, et s'il peut y avoir du bruit autour de moi sans que cela ne me dérange outre mesure dans ma lecture, il m'est cependant impossible de bouquiner en musique, je ne parviens pas à me concentrer... Pour peu que je connaisse les paroles et je me mets à chantonner ! ^^

 

Un petit mot pour la fin?

     Et bien je pense qu'un petit "MERCI" me paraît tout à fait de circonstance ! Alors merci de m'avoir offert la parole... D'habitude c'est moi qui pose les questions et l'exercice n'est finalement pas si aisé qu'il n'y paraît ! Et comme le disait Jules Renard : "Quand je pense à tous les livres qu'il me reste à lire, j'ai la certitude d'être encore heureux"... Alors je vous souhaite à tous de belles lectures !

 

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27 octobre 2018

Bloggers’ a un an !

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    Bloggers’ le magazine littéraire a vu le jour il y a tout juste un an. Lucile, notre rédactrice en chef a eu envie de mettre en lumière les oubliés. Ces livres trop peu connus du public, noyés dans la masse des grosses maisons d’édition. Et pour cela, elle a créé un magazine dans lequel vous pouvez trouver des chroniques de blogueurs, des articles, des interviews, des tests, etc.

     À ce jour, six numéros sont parus, à la fréquence d’un tous les deux mois.

-         « Retour sur le mois de l’imaginaire »

-         « Les couples cultes de la littérature »

-         « Littérature et cinéma : parlons adaptations »

-         « On prépare l’été des lecteurs »

-         « Même en été on aime les histoires de lycée »

-         « Les méchants qui nous fascinent »

6 mag

 

     Dans chacun des numéros j’ai eu l’immense plaisir de partager avec vous mes lectures, aussi variées soient-elles. Je vous avoue un double petit faible pour Marche à l’étoile de Hélène Montardre (Rageot) et Amour, vengeance et tentes Quechua d’Estelle Billon-Spagnol (Sarbacane).  Premier numéro, premières chroniques et premiers retours plus que positifs de mon entourage et sur les réseaux sociaux, ces deux-là me marqueront longtemps. J’ai eu un gros coup de cœur pour D’un trait de fusain de Cathy Ytak (Talents Hauts) un tourbillon nous amenant à la réflexion  sur une maladie encore trop cachée, le SIDA. Frères de Kwame Alexander (Albin Michel) m’aura fait verser plus d’une larme avec ce récit familial. Et bien évidemment, ma whislist fait 10 pages de plus grâce aux collègues. J’ai pu noter Celle qui venait des plaines de Charlotte Bousquet (Gulf Stream), La lune est à nous de Cindy Van Wilder (Scrineo),  Les optimistes meurent en premier de Susin Nielsen (Hélium) et PS : Tu me manques de Brigid Kemmerer (Hachette). Il va donc falloir négocier une semaine de congés pour lire tout ça !

     Pour moi, la machine est lancée. J’ose, je pose et j’impose (mais pas trop sinon la boss va s’arracher des cheveux !). Lucile nous laissant la liberté absolue dans nos choix de lecture, cela est très important pour moi. Pas de frustration, pas de stress, pas de faux-semblant. Du pur, du vrai c’est ce qui fait notre force de rédacteur. Chacun de nous, les blogueurs, apporte une touche et un regard diversifié dans le magazine, lui permettant ainsi de ne laisser aucun lecteur sur la touche.

     Durant cette première année d’existence, de nombreux retours de lecteurs ont été recensés, pour notre plus grand bonheur. Un grand merci à vous, pour ces enthousiasmes et ces partages.

J’admire les rédacteurs qui se sont lancés dans l’aventure et j’aimerais que ce projet continue. A touch of blue marine

De l’amour et des bons conseils. De quoi passer une bonne journée. Hashtagceline

Un projet ambitieux à nul autre pareil. J'aime l'originalité et l'ouverture sur le monde. Lulla Bell

Un magazine avec de très bons conseils, qui se dévore et qui permet de jeter un œil nouveau sur la blogo avec de nouvelles chroniqueuses à découvrir. Marion Barril

     De quoi nous motiver à 200% pour poursuivre cette folle aventure littéraire menée de mains de maître par Lucile.

     Afin de terminer ce petit bilan d’anniversaire, je vous propose de découvrir les impressions de quelques collègues rédacteurs sur cette première année.

dessin groupe

Enora Les dream-dream d’une bouquineuse

L'aventure Bloggers' pour moi c'est une aventure humaine mais surtout une aventure de lectrice, chacun.e d'entre nous est différent.e ce qui donne des chroniques parfois aux antipodes de mes genres de prédilection et j'adore les découvrir.

Julie Livres-avis de Steph

Pour moi cette première année a été juste fantastique ! Non seulement j’ai rencontré des personnes superbes et complètement folles , mais en plus de ça , écrire des chroniques pour un magazine comme Bloggers’ est une expérience gratifiante , enrichissante , et j’en suis très fière ! Cette équipe c’est un peu notre deuxième famille.

Hélène Passion Cultur’all

L’aventure Bloggers’ c’est pour moi une équipe chaleureuse de passionnés et le bonheur de soutenir un projet littéraire extraordinaire.

Aurélie Lux and her books

Bloggers’ est la synthèse de ce que j'aime le plus au monde : de la lecture et de la création, du partage et des trouvailles littéraires que je n'aurais jamais faites sans mes camarades de plume.

Nawal Life is a real book

L’aventure Bloggers’ a été pour moi une magnifique occasion de rencontrer des gens fabuleux, de faire encore plus de découvertes sur le monde du livre et de partager ma passion avec une équipe en or. Bloggers’ c’est de la bonne humeur, du livre et de l’amour.

Lucile

Pour moi, Bloggers' était un moyen de rendre hommage à un genre littéraire que j'affectionnais tout particulièrement, mais j'étais loin de deviner à quel point j'allais aimer travailler sur le mag ! J'adore rencontrer des auteurs, des éditeurs et des lecteurs, tous aussi passionnés que moi par le young adult ! J'adore travailler avec une équipe motivée et pleine d'idée ! J'adore découvrir de nouveaux romans ! Et j'adore l'année que je viens de passer !

 

     Je vous remercie sincèrement, pour vos mots et votre soutien. Certaines personnes (qui se reconnaîtront !) m’ont été indispensables, sans eux je n’aurai jamais oser balancer ma candidature pour ce projet.  Je prends un pied monstre à lire (mon compteur de sommeil étant dans le négatif depuis des mois), à rédiger (sur papier, à l’ancienne), à corriger (merci A.), à grogner (lorsque mon pc beugue !) mais je ne regrette rien, c’est juste un truc de fouuuuuuuuuuu et j’espère le vivre encore longtemps.

 

Héliéna

26 octobre 2018

Leurs enfants après eux- Nicolas Mathieu #MRL18 #Rakuten

Actes Sud, août 2018, 426 pages

#MRL18 #Rakuten

 

     Anthony, Hacine, Stéphanie et leurs amis sont de jeunes ados en cet été 1992, ne se souciant guère d’autre chose que de drogue, d’alcool et de sexe. Chacun rêve de liberté mais dans cette France d’entre-deux il n’est pas aisé de se faire une place. Durant quatre étés, jusqu’en 1998 nous les suivons. Ces gosses sont-ils condamnés, programmés pour vivre comme leurs parents ? Vont-ils mettre toutes les chances de leur côté et réussir leur vie ?

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     Un roman qui parle de jeunesse insouciante, aux mille rêves et qui très vite déchante d’une réalité si dure, si crue, si impardonnable. J’ai eu 14 ans (et oui !) je vivais de premières amours, d’heures de colle et de clope. On ne se doute pas de ce qui nous attend. De cette vie où l’on perd des plumes à chaque tentative d’avenir meilleur. Nicolas Mathieu signe un texte fort, réaliste, juste de cette perte d’innocence, de cette quête d’identité et de ces rêves qui planent au-dessus de nos têtes. Peut-être qu’un jour ils se réaliseront…qui sait !

25 octobre 2018

Quand Dieu boxait en amateur- Guy Boley

Grasset, août 2018, 176 pages

     Au décès de son père, Guy Boley décide de lui rendre hommage en écrivant son histoire. « Car c’était lui, mon père, qui fut tout à la fois mon premier homme, ma première parole, ma première étincelle et ma première aurore. » Celle de ce gamin, vivant à Besançon, au côté de son ami Pierrot. Ce duo passionné de lettres n’aura pas le même destin. L’un sera forgeron dès ses 14 ans et l’autre sera abbé. Jamais ils ne se quitteront allant même jusqu’à collaborer dans une adaptation théâtrale afin de justifier encore et toujours leur fraternité.

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     Guy Boley nous parle de ce père dans cette atmosphère de forge déjà rencontrée dans son premier roman Fils du feu. Ce lieu qui l’a bercé toute son enfance et la fait devenir adulte. J’ai été touchée par la sincérité d’écriture exprimant les remords envers ce père, ce Dieu. Un amour filial, un rapport fusionnel rendant ce roman tendre. Une plume délicate qui vous embarquera dans cette ambiance brûlante des forges, dans ces recoins familiaux et dans une amitié tellement surprenante.