Mes écrits d'un jour

17 octobre 2017

Rencontre primo-romanciers des 68 premières fois- 8 octobre 2017

     À l’initiative des 68 premières fois un moment de partage autour des premiers et seconds romans se tenait au Café Rossi au Mans, face à la 25ème heure du livre.

     Y étaient présents :

-          Cécile Balavoine- Maestro

-          Marie Barraud- Nous, les passeurs

-          Anne-Sophie Monglon- Une fille au bois dormant

-          Sandra Reinflet- Ne parle pas aux inconnus

-          Sophie Lemp- Leur séparation

-          Loulou Robert- Hope

-          Sonia David-  David Bowie n’est pas mort

-          Pascal Manoukian, parrain de cette édition- Ce que tient ta main droite t’appartient

 

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Retour sur ces échanges et anecdotes

     Cécile Balavoine nous confie avoir été portée par la musique dès son enfance, elle a voulu se débarrasser de son histoire personnelle à travers celle de son héroïne. Elle a écrit son roman en trois mois mais une réécriture de trois ans a été indispensable afin de sortir un bonbon sucré de littérature.

     Marie Barraud est fière de la couverture de son roman, cette photo de son père et elle lui tenait à cœur. Son envie d’écrire a été une nécessité pour trouver l’origine de la colère de son père afin de le transmettre différemment à sa famille.

     Anne-Sophie Monglon nous présente le quotidien d’une fille ordinaire sublimée à travers un conte, c’est un texte sur la présence au monde.

     Sandra Reinflet s’exprime sur la complexité d’écrire, trouver ce ‘je’ ado de 17 ans et être face à son ordinateur, seule. Pour la petite anecdote, Loulou Robert qui est son amie a accepté de poser pour la couverture du livre lors d’un week-end entre potes, fous rires garantis.

     Sophie Lemp affiche une écriture minimaliste mais exacte pour son troisième roman. Elle nous confie avoir envoyé son deuxième roman à plusieurs éditeurs mais aucun n’en a voulu, la pression est très exposée pour le second roman et la réussite n’est pas toujours au rdv.

     Loulou Robert qui pour elle s’est imposé son second roman ‘Hope’ n’avait pas fini de raconter Bianca, il lui fallait une suite. ‘Hope’ a été plus dur à écrire avec le stress du second roman. Loulou Robert a imposé sa photo de couverture à son éditeur, elle y tenait beaucoup, c’est elle !

     Sonia David pèse chaque mot, virgule, phrase de ses textes, tricote et détricote son récit. Elle se livre pour prolonger le deuil de ses parents.

     Pascal Manoukian décide du titre et de la couverture de chacun de ses romans avant de les écrire, cela lui fait une base. Sa femme est sa première lectrice. Il s’est mis sur le tard à l’écriture de roman et a découvert la réalité de la fiction si différente de son métier de journaliste de conflit.

 

     Un dimanche ensoleillé bercé par l’écriture, le partage, la douceur et la nécessité d’écrire pour nos romanciers. Quoi de plus simple et de plus agréable que de trinquer autour d’une table faite de passionnés de littérature. Et puis, n’oublions surtout pas les dédicaces, les mots intimes susurrés à l’oreille et bien sûr les applaudissements. Ces romanciers sont justes géniaux de nous apporter autant de bonheur à travers des pages et des pages d’écriture.

     RDV mi-décembre pour la soirée de clôture des 68 premières fois édition 2017.

 

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09 octobre 2017

Assises de la littérature jeunesse à la BnF- 2 octobre 2017

      Le 2 octobre 2017 se tenaient les premières assises de la littérature jeunesse à la Bibliothèque nationale de France.

     Celles-ci avaient pour objectif de présenter l’ensemble des intervenants de la chaîne du livre, et de répondre à une problématique commune : comment toujours mieux travailler ensemble au service de nos futurs grands lecteurs.

     La journée se déroulait autour de deux grands axes :

                    - Les politiques éditoriales

                    - De l’auteur au lecteur

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     Tout d’abord quelques chiffres à connaître. L’édition jeunesse est un marché en croissance de 5,2% par rapport à 2015 représentant 13,5% de parts de marché dans le secteur de l’édition. 16 521 titres ont été publiés en 2016, 111 389 exemplaires produits. Le livre jeunesse se divise en trois sous-catégories : éveil, petite enfance // fiction jeunesse, adolescents et jeunes adultes // documentaire, encyclopédie. Il a été constaté que l’export du livre jeunesse se développait bien avec plus de 3 770 titres cédés à des éditeurs étrangers.

 

Premier axe : politiques éditoriales

-          Du projet à l’objet : auteur → éditeur → directeur artistique → chef de fabrication.

-          Relation auteur-éditeur : création et prise de risque : des rencontres pas toujours idylliques mais des conflits intéressants pour la construction du livre, accompagnement de l’auteur. Il a été souligné le manque de reconnaissance et la différence de rémunération entre les auteurs adultes et les auteurs jeunesse. «  la jeunesse n’est pas seulement des grimaces et des clowns c’est aussi de la littérature » Thierry Magnier (éditeur et président du Syndicat National de l'Édition Jeunesse)

Deuxième axe : de l’auteur au lecteur

-          Promouvoir : le libraire présent Simon Roguet (M’Lire- Laval) a montré sa liberté de choix et sa volonté de trouver des alternatives à la surproduction en ciblant ses achats. Il faut rendre vivante la rencontre avec la littérature jeunesse à travers les salons et festivals.

-          Diffusion/ distribution : trois présentations : le libraire a un prix fixe de vente imposé par l’éditeur selon la loi Lang de 1981, le groupe Madrigall (qui regroupe les éditions Gallimard, Casterman et Flammarion) indiquait que 68 000 nouveautés paraissaient chaque année, le groupe Cultura doit au livre 40% de son activité globale.

-          Médiation : elle passe par l’école, les associations et les bibliothèques qui sont tout de même 16 000 sur le territoire français

 

 

Ce que j’ai pensé de ces assises en tant que lectrice/ blogueuse

      Chaque maillon de la chaîne du livre a été bien représenté. J’ai ressenti les difficultés des auteurs à se faire une place dans le monde de l’édition, à pouvoir vivre de leur plume et ils ne sont pas nombreux à le clamer ! Samantha Bailly (auteure et présidente de la Charte des auteurs et illustrateurs Jeunesse) explique le mal-être général face à cette injustice de rémunération, à ce manque de confiance avec l’éditeur, au livre considéré comme un objet économique, au temps d’écriture non reconnu à sa juste valeur. J’ai constaté que la situation était tendue entre les interlocuteurs de cette table ronde. Bien que les éditeurs présents aient tenté de calmer le jeu, Samantha Bailly n’en démordait pas. J’ai bien compris que les auteurs et illustrateurs jeunesse étaient les moins bien payés en littérature. Pourquoi ? C’est un grand mystère et personne n’en apporte vraiment la justification ! Malgré une bonne croissance en  2016 les mentalités n’évoluent pas !

     Deux tables rondes étaient animées par les dessins en direct de Gilles Bachelet et Estelle Bignon-Spagnol, une façon d’interpréter ces débats en silence avec cette plume magnifique d’illustrateur.

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     A noter également l’intervention d’Amanda Spiegel libraire à Folies d’Encre (Montreuil) sans langue de bois lorsqu’elle nous livre ses choix de sélection pour ses rayons, ayant été déçue de cette mise en scène je ne dévoilerai rien !

     Dernière table ronde en présence de Jo Hoestlandt, auteure, nous confiant une anecdote pleine de tendresse sur une petite fille préférant la lettre C à la lettre O, juste cette main sur l’épaule aux folles embrassades. Il m’a été difficile de retenir mes larmes. Ce timbre de voix si envoûtant, intimiste, je me suis sentie dans une bulle avec Jo, juste elle et moi, juste cette petite fille et boum boum mon petit cœur est chamboulé. Merci Jo.

     Cette journée s’est clôturée avec Thierry Magnier nous donnant RDV dans un an, avec d’autres thèmes à aborder et ils seront nombreux notamment concernant la formation des professionnels de l'enfance et de l'éducation en littérature jeunesse (sujet souvent questionné mais jamais abordé !).

 

 

06 octobre 2017

Rencontre avec Caroline Laurent- 29 septembre 2017 Librairie Doucet

     Caroline Laurent est née en 1988, agrégée de lettres modernes. Elle est éditrice aux éditions Les Escales et signe son premier roman ‘Et soudain, la liberté’ co-écrit avec Évelyne Pisier.

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     Retour sur ce coup de foudre amical.

Évelyne Pisier est née en Indochine. Le patriarche est dur, virulent et antisémite. La matriarche est une femme soumise, survivante en 1945 d’un camp de concentration. Dans les années 50, sa mère s’émancipe devenant révolutionnaire et féministe. Dans les années 60, les deux femmes débarquent en France. En 1964, Évelyne rencontre Fidel Castro et devient sa maîtresse durant 4 ans.

 

     Cette histoire, Évelyne veut la raconter c’est pour cela qu’elle envoie son manuscrit à Caroline Laurent il y a un peu plus d’un an. Cette rencontre est un coup de foudre pour les deux femmes, décidant non pas de faire une autobiographie mais plutôt un roman de cette histoire si singulière. Hélas, en février 2017 Évelyne Pisier décède, faisant promettre à son éditrice de terminer ce roman, ce qu’elle accepte sans hésiter. Pendant deux mois et demi Caroline Laurent s’isole dans une sorte de monastère pour écrire ce récit afin de transmettre ce féminisme dont a fait preuve son amie.

     L’éditrice n’écrit pas seulement ‘les mémoires’ d’Évelyne Pisier à travers la fiction, elle se livre aussi et parle de son histoire commune avec sa mère à elle. Celle-ci étant mauricienne et ayant connu la colonisation de l’île Maurice, la classification sociale. Caroline Laurent se sent donc d’autant plus proche de son amie.

     Caroline Laurent nous signifie qu’il a été douloureux de mettre un point final à ce roman car cela indique la fin d’un dialogue avec son amie.

 

     Ce travail à quatre mains est remarquable, touchant et fort. Un livre sur le chemin parcouru amenant à la liberté de vivre. 

     Récompenses :

-          Prix première plume 2017

-          Prix Marguerite Duras 2017

 

01 octobre 2017

La sublime communauté- Emmanuelle Han

Acte Sud Junior, parution octobre 2017, 374 pages

 

     Nous suivons trois personnages : Tupà, Ekian et Ashoka ; joliment représentés en couverture ce qui permet de mieux les imaginer au fil du récit.

     Tupà, à Ciudad Del Este aux frontières du Brésil, du Paraguay et de l’Argentine, élevé par le peuple Guarani. Ekian à Agadez (Niger) aux origines Touareg est la seule fille de ce trio. Ashoka vit au bord du Gange (Inde) et est le gardien de la flamme. Ces trois enfants ont un point commun : celui d’avoir été enlevés peu de temps après leur naissance et élevés par un peuple à l’opposé de leurs origines et le plus éloigné possible.

« Les Guetteurs cherchaient donc des bébés. Mais pas n’importe lesquels. Seuls ceux qui étaient susceptibles, un jour, de les menacer, devaient être déplacés, rééduqués et surveillés. »

     Il est aussi question des Six Mondes et des Portes permettant d’y accéder. Chaque peuple rêve de ces mondes dits paradisiaques pour fuir la discorde, la misère et la famine qui les entoure et les détruit tous à petit feu. Mais ces mondes-là sont-ils meilleurs ? Comment en avoir la preuve ? Les trois enfants sont liés sans le savoir et le destin du monde est entre leurs mains.

 

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     ‘Les affamés’ est le premier tome de ‘La sublime communauté’ il introduit donc l’histoire. Une mise en place que j’ai trouvée parfois longue mais indispensable car elle nous présente nos trois protagonistes avec les us et coutumes respectifs. Un descriptif de paysage intéressant, envoûtant le lecteur dans des contrées lointaines où l’imaginaire fait place. J’ai traversé le désert du Sahara, lutté dans l’akhara, prié Hanuman, trafiqué de la marchandise aux frontières, navigué sur le Gange…

     Emmanuelle Han présente son récit en de courts chapitres, alternant chaque personnage ce qui m’a tenu en haleine. L’écriture est claire. Agréable à lire et tout à fait abordable par les ados mais pas que ! Un bien joli premier roman.

     Vous imaginez bien que l’on reste sur notre faim, tellement de questions en suspens ! RDV premier semestre 2018 pour découvrir le tome 2.

     Je remercie les éditions Acte Sud Junior pour cette avant-première.

 

21 septembre 2017

Ces rêves qu'on piétine- Sébastien Spitzer

 Les éditions de l’Observatoire, parution août 2017, 305 pages

     Quoi ? Encore un roman traitant de la Seconde Guerre mondiale ? Non je passe mon tour, j’ai eu ma dose avec la rentrée littéraire de 2016 ! Et puis, cette visite chez mon libraire préféré déclenche ce petit quelque chose dans ma tête de lectrice. Zou dans mon sac !

     Sébastien Spitzer nous plonge dans les derniers instants du régime nazi mais avec une double vision : celle des bourreaux qui sentent que leur pouvoir faiblit et celle des survivants qui font de leur lutte chaque instant.

 

     Avril 1945, Magda Goebbels se réfugie  avec ses six enfants dans le bunker du Führer, côtoyant les disciples d’Hitler. Emmurée, elle se remémore son passé. Cette gamine pauvre, élevée par des religieuses en pensionnat, qui tombe plus tard amoureuse d’un avocat dont elle aura un fils Harald qu’elle idolâtre plus que tout. Cette femme qui lors d’un meeting politique tombe sous le charme du gauleiter. Fascinée par le pouvoir et la domination elle voit son univers sombrer lors de l’arrivée des Américains.

« Montrer le bon exemple. Apprendre à étouffer ses doutes, les jeter, s’en débarrasser. Le poids des morts est un fardeau. Les doutes détruisent. Les certitudes élèvent. Les ambitions, la volonté, la force et le courage font la grandeur. Le doute est une mort lente, un épuisement de la race. Il y aura une victoire ou une chute. Mais pas de renoncement. »

     En parallèle, Ava, trois ans, rescapée des camps avec sa maman Fela. Elles fuient les atrocités à travers les champs jusqu’à croiser la route d’un certain Judah qui trimbale avec lui un rouleau de cuir contenant les lettres de Richard Friedländer destinées à sa fille, Magda. Ava se voit porteuse de ce symbole de mémoire qui par la suite contiendra beaucoup plus de témoignages de survivants.

« Hier, deux vieux comme moi, c’est-à-dire pas si vieux, sont morts sous mes yeux. Ce camp est un accélérateur. Il ruine toute espérance. »

« L’esprit du Mal existe, ma fille. Il est entré dans ce camp. J’ai vu son visage. Sa couleur. Ce sont les hommes de Hitler. Ses clones aryens. Tellement plus hommes que nous autres qu’ils sont devenus les prédateurs. Des loups pour l’homme, comme dans le Léviathan. »

 

     ‘Ces rêves qu’on piétine’ est un roman où l’humain prône, il a sa place du mauvais côté de l’Histoire avec Hitler, ce fou qui a fait trembler le monde avec ses idéologies diaboliques, mais aussi et heureusement du bon côté de l’Histoire où ces survivants ont fait preuve d’un immense courage pour affronter la folie d’un homme.

     Le sujet de la Seconde Guerre mondiale est traité à la fin du conflit et cela change des autres textes sur cette période. On y découvre la place de Joseph et Magda Goebbels auprès d’Hitler. Magda prend une revanche sur ce passé dont elle a tellement souffert. Elle mène à la perfection ce rôle de femme puissante du IIIème Reich allant jusqu’à tuer ses enfants. Comment peut-on en arriver là ? Que se passe-t-il dans sa tête ? Grâce au travail de recherches que l’auteur a mené nous pénétrons la tête de Magda Goebbels sans pour autant en excuser le geste. Je précise que ce n’est pas un roman d’Histoire, le père de Magda tient une place prépondérante tout au long du récit ce qui donne une autre vision sur cette femme.

     Les lettres signifient l’horreur des camps de concentration, l’inimaginable à nos yeux. Ava en est l’unique héritière et les bichonnent tel un doudou, ne pas les perdre pour ne pas oublier.

     Sébastien Spitzer maîtrise son sujet du début à la fin, il le raconte avec justesse sans tomber dans le pathos. Certains passages sont insoutenables mais indispensables dans la construction du récit, laissant le lecteur s’imprégner au plus près de cette part de l’Histoire.

« Il a retenu la leçon. Pour survivre, il faut s’oublier. Oublier l’épuisement. Oublier les blessures. Oublier ce creux au bide. Oublier ses besoins et les odeurs d’urine et de merde qui leur collent à la peau parce qu’ils n’ont pas d’autre choix que de se chier dessus, sans perdre la cadence. »

« On ne dénombre pas les juifs. On ne les désigne pas. Ils sont. Ils existent. Ils vivent. Les chiffres qu’on leur a tatoués sur la peau sont une désignation mortelle, un doigt comptable qui les livre à la mort. On ne compte pas les Juifs. »

     Un livre profond qui trottera longtemps dans ma petite tête…

 

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Imago- Cyril Dion

 Acte Sud, août 2017, 211 pages

     Au milieu du conflit Israélo-Palestinien nous suivons les protagonistes nés de divers horizons. Les frères Nadr et Khalil, orphelins de Gaza, ayant deux visions bien distinctes de leur avenir. Nadr est pacifiste et veut empêcher son frère Khalil de commettre un acte aux lourdes conséquences.

« Pour toujours il les haïssait. Les Israéliens. Les Américains. Les Français. Les Occidentaux en général. Tous ceux qui finançaient, entretenaient la guerre contre son peuple. Il aurait voulu les broyer, les dévorer sur place. La haine pourrissait ses pensées, ses entrailles, elle dévalait le long de ses muscles, de ses doigts. »

     L’ombre de Daesh planant au-dessus de leurs têtes, comment agir face à ces tentations de haines et d’espoir ?

« L’espace de quelques minutes, de quelques heures parfois, Nadr voulait les rejoindre. Ne faire qu’un avec cette masse vibrante, qui donnerait à sa rage une direction. Les tuer tous. Égorger, étrangler, piétiner, écraser leurs têtes sur des murs. Venger les siens. Alors l’idée de la guerre lui paraissait attirante. »

     Il y a également Fernando Clerc travaillant à Paris pour le Fonds Monétaire International, organisation délivrant des aides à la population à qui l’on confie la mission de terrain.  Et aussi, Amandine, cette mère à qui l’on arrache son enfant à la naissance.

« Ton absence me déchire. Mon corps reprend sa vie propre, hors de tout contrôle. Il remonte le temps. Comme ces amputés dont le membre manquant les démange, inexplicablement. » « À l’intérieur de moi s’ouvre un gouffre dans lequel il suffirait de me laisser glisser. »

     Chacun vit, subit ou ignore ce conflit Israélo-Palestinien mais est-il possible de s’en sortir sans se brûler les ailes ? Nadr pense qu’il peut encore sauver l’âme de son frère. Amandine vit avec des œillères. Fernando se prend la vérité du terrain en pleine face. Des Hommes à jamais changés !

 

     Les premières pages prennent aux tripes ! Cette mère qui se fait arracher son bébé, acte d’une extrême violence. Comment continuer une lecture au commencement si brutal ? Une pause s’impose, une grande inspiration et me voilà immergée au sein d’un conflit de territoire.

     Khalil, Nadr, Fernando et Amandine suivent leur route toute tracée d’avance mais chacun souhaite au fond de lui, vivre, ne plus endurer et être libre.

     Un texte brut de décoffrage mais écrit avec douceur et sensibilité amenant au questionnement sur l’Homme qui sommeille en nous et sur sa réelle existence sur terre.

     Cyril Dion est un auteur engagé auprès du mouvement Colibris avec Pierre Rabhi. L’objectif de cette fondation est ‘de bâtir des modèles de vie en commun, respectueux de la nature et de l’être humain'. Il a écrit ‘Imago’ pour prouver que l’Homme n’est pas enfermé dans son corps, il peut trouver une échappatoire à cette dominance d’esprit et de souffrances. Éclater sa carapace et se révéler au grand jour sous un œil nouveau.

 

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Deuxième sélection des 68 premières fois, édition 2017

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     Je vous rappelle le principe, lire tous les premiers romans publiés en 2017 et selectionnés par nos bonnes fées: Charlotte https://insatiablecharlotte.wordpress.com/ Églantine et Nicole http://www.motspourmots.fr/ . Chaque bouquin traversera la France en long, en large et en travers parmi des lecteurs passionnés. De jolis billets seront partagés sur les blogs de chacun ainsi que sur le site communautaire babelio (mon pseudo: henagas).

 

     Voici les romans de la sélection de septembre 2017

 

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08 septembre 2017

Les enfants de la baleine, tome 1- Abi Umeda

Glénat, parution janvier 2016, 192 pages

 

Résumé de l'éditeur:

     Dans un monde où tout n’est plus que sable, un gigantesque vaisseau vogue à la surface d’un océan de dunes. Il abrite des hommes et des femmes capables pour beaucoup de manipuler le saimia, un pouvoir surnaturel qu’ils tirent de leurs émotions. Ce don les condamne cependant à une mort précoce.
     À bord de la “Baleine de glaise”, ils vivent leur courte vie coupés du reste du monde.
Jusqu’au jour où, sur un vaisseau à la dérive, le jeune Chakuro fait une étrange rencontre…

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     Inattendue et originale, cette histoire de science-fiction à tendance écologique ne manquera pas d’évoquer le manga Nausicaä, notamment grâce à son sens du détail absolument fabuleux. Ce titre a même reçu la double distinction du Kono manga ga sugoi 2015 : top 10 classement “fille” ET du classement “garçon” !

 

 

L'avis d'Élodie:

     Ce manga est original du point de vue de l'histoire, atypique. Se lit très bien. La fin de ce tome me donne envie d'acheter la suite pour connaître les secrets et les aventures de Chakuro et ses campagnons.

 

 

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04 septembre 2017

Comme une respiration- Jean Teulé

Julliard, parution octobre 2016, 153 pages

     Jean Teulé nous propose 40 nouvelles très courtes qui se lisent facilement. Des situations de tous les jours, des anecdotes, des instantanés vécus par chacun. Mise à part 5 qui m’ont marquée je ne garde rien des autres nouvelles.

 

     Cui-cui : cette vieille maison bleue de Bretagne où les mésanges, les hirondelles, les alouettes et les rouges-gorges chantent ensemble dans les murs de la demeure. « C’est une maison pas bleue pas adossée à la colline…mais elle me console du monde. »

     Petite fleur : un dimanche d’été une vieille dame se laisse entraîner sur un slow devant des musiciens de rue. « Moi, je n’observe qu’elle tout comme le soleil qui, entre deux cumulus, salue furtivement cette humble fleur des rues échappée aux gens. »

     L’arbres : un conifère de 8 siècles héberge et nourrit un cerisier sauvage. « Les deux ne forment plus qu’un seul arbre. »

     Lui : un centre de loisirs accueille Arthur enfant de la DDASS ignoré de tous. « Après un rictus nerveux et sans se retourner, l’animatrice, à tout hasard, appelle : ‘Arthur !’ et elle a le bonheur d’entendre, dans son dos, en écho : ‘Présent.’ »

     Sophiiie… : enfant, Sylvie appelait constamment sa sœur Sophie pour qu’elle dorme avec elle la nuit lorsqu’elle avait peur, mais aujourd’hui elles sont adultes. « Le soir même, Sophie se glisse, à plat dos et sans un mot, dans le lit d’une Sylvie rassurée venant se blottir à l’intérieur du bras gauche de sa petite sœur où elle meurt avec, aux lèvres, un sourire. »

 

     Jean Teulé nous offre des moments de vie simple, déprimants, authentiques, joyeux mais trop courts pour moi. J’aurais aimé moins de nouvelles et plus de construction dans le récit. Il manque d’originalité, de profondeur pour rentrer dans le vécu de chaque personnage. Pour une première lecture de cet écrivain je reste sur ma faim, dommage.

 

     Ce livre fait partie de la lecture commune de mai du groupe de lecture Tic-Tac Books.

 

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30 août 2017

C'est la rentrée :)

     Afin de fêter cette rentrée littéraire je vous offre la possibilité de gagner un exemplaire de la revue Page des libraires. Ce magazine rassemble des libraires qui partagent leurs lectures mais aussi des interviews et des dossiers

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thématiques. Vous pouvez visiter leur site internet Pages des libraires et ainsi découvrir dans ce numéro spécial rentrée de belles pépites et des coups de cœur.

 

     Pour participer rien de plus simple, il suffit :

- de liker ma page fb Mes écrits d’un jour

- d’inviter 3 amis à liker ma page fb Mes écrits d’un jour en commentaire

 

     Le tirage au sort sera effectué lundi 4 septembre.

     Un grand merci à Page des libraires pour ce partenariat.

 

 

     Et l'heureuse gagnante est Claudia Charrier, félicitations. Je vous laisse me contacter en mp. Encore bravo. Pour les perdants n'hésitez pas à regarder régulièrement ma page fb ou mon blog il y aura un autre jeu très bientôt. 

 

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