Mes écrits d'un jour

23 février 2018

Bilan de la deuxième sélection 2017- 68 premières fois

 

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    Voici (enfin) mon bilan sur cette deuxième sélection de 2017 contenant 19 premiers romans. Je suis heureuse d'avoir pu la lire entièrement. Il est toujours délicat de mettre une note à ses lectures alors je vous propose un classement par étoiles :

* Non pas pour moi !

** Bof Bof !

*** Wouhh pas mal !

**** Attention c'est du lourd !

 

     Voici donc mon bilan :

 

* Non pas pour moi !

Ostwald- Thomas Flahaut

Faux-départ- Marion Messina

Redites-moi des choses tendres- Soluto

 

** Bof Bof !

La voix de Cabo- Catherine Baldisserri

Sauver les meubles- Céline Zufferey

Son absence- Emmanuelle Grangé

 

*** Wouhh pas mal !

Imago- Cyril Dion

La fille du van- Ludovic Ninet

Neverland- Timothée de Fombelle

Le courage qu'il faut aux rivières- Emmanuelle Favier

Une fille, au bois dormant- Anne-Sophie Monglon

N'oublie rien en chemin- Anne-Sophie Moszkowicz

 

**** Attention c'est du lourd !

Il n'y a pas internet au paradis- Gaëlle Pingault

Mademoiselle, à la folie- Pascale Lécosse

Ma reine- Jean-Baptiste Andréa

Les liens du sang- Errol Henrot

Parmi les miens- Charlotte Pons

Et soudain, la liberté- Evelyne Pisier/Caroline Laurent

Ces rêves qu'on piétine- Sébastien Spitzer

     J'ai évidemment rempilé pour 2018, à suivre donc...


17 février 2018

N'oublie rien en chemin- Anne-Sophie Moszkowicz

 

Les escales, parution mai 2017, 167 pages

 

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     Été 2017, Sandra perd sa grand-mère, Rivka. Elle reçoit en héritage des carnets Moleskine où celle-ci se raconte durant l’occupation allemande. « Elle m’ouvre les portes de ses blessures anciennes, me confie son chagrin et son effroi, sa détermination à survivre, son combat de tous les instants à travers ces temps obscurs. Et j’entends le désarroi de cette jeune femme au cœur de la tourmente avec une émotion toute neuve. » Un retour à Paris contraint Sandra à se replonger dans ses propres souvenirs et plus précisément ceux concernant un certain Legendre. « Retourner là-bas est insensé. Là-bas, mon destin a tangué, a failli chavirer. Là-bas, je me suis perdue. Paris m’a fait tourner la tête avec sa folie des grandeurs. Paris m’a noyée dans la masse, fait croire à la possibilité des illusions. Paris a effacé jusqu’à mon identité. » Elle comprend alors qu’un évènement la lie à sa grand-mère de différentes manières. « La vérité, on aime croire qu’on peut la posséder, mais on ne dispose jamais que des bribes, des miettes, des lambeaux opaques et factices dont les boutiques de souvenirs sont le symbole. »

 

 

     Ouille, encore un roman autour de la Seconde Guerre mondiale ! N’en jetez plus, j’ai ma dose ! Mais têtue et ne se refusant aucun challenge, je tente ! Zou ! Et la magie des 68 premières fois entre en action !

     Emportée par le passé/présent à travers Rivka, cette passeuse de souvenirs au lourd vécu. Celle-ci veut que sa petite fille vive tout simplement sans les encombres historiques, sans cette foutue guerre aux conséquences dramatiques. Dans ses carnets, elle se livre, se confie, le rideau tombe. Ce témoignage est unique, nous infiltrant dans une famille juive, tentant d’échapper à la mort. Un texte poignant pour un devoir de mémoire entre les générations. L’écriture est délicate, fine, féminine pour un pan de l’histoire si douloureux. Une belle première plume.

 

 

16 février 2018

Tina- Christian Laborde

Éditions du Rocher, parution janvier 2018, 122 pages

 

     Léontine = Tine = Tina, est tout à la fois en étant une personne unique. Sa chevelure flamboyante attise les regards et la curiosité, en lui donnant des airs de Veronica Lake. Lui reprochant d’avoir aimé un allemand, les tondeuses allemandes sont à sa poursuite. «  Comment leurs mains, armées de tondeuses, n’ont-elles pas tremblé lorsque les chevelures qu’ils soulevaient leur ont laissé entrevoir un chemin où se perdre, ont offert à leurs narines des parfums ignorés ? »  Elle s’enfuit à Toulouse, trouvant refuge dans un couvent. Protégée par les sœurs, elle vit d’une autre façon et s’y accommode plutôt pas mal. En lui donnant l’autorisation de sortir et de travailler dans une boulangerie, la mère supérieure fait d’elle une femme amoureuse. Viktor, le poète au cœur tendre lui fait chavirer le cœur. « -Mais alors il vient d’où le A que tu me donnes ? –Il vient de mes mots, ces mots que j’écris, que je cherche, qui me trouvent. Et tu as maintenant la réponse à ta question, Tina : ma patrie c’est ma langue. Mon pays, Tina, c’est mes mots et c’est toi. Et c’est un beau pays. » Cet amour tout feu, tout flamme ne sera hélas pas tout rose.

 

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     Tina est le roman de la cruauté de  l’homme embellie par son auteur. Ou comment traiter d’un sujet pénible avec autant de luminosité. C’est court et il n’en fallait pas plus pour nous laisser charmer par cette femme libre ne se détachant jamais de son carton à chapeau. Je le compare presque à un chuchotement, celui de la liberté féminine lors de la Seconde Guerre mondiale bercée par une musique omniprésente dans le roman. Christian Laborde nous conte avec élégance la flamme de la beauté de Tina.

 

15 février 2018

68 premières fois- Première session 2018

 

 

Clap de début pour l'éditon 2018 des '68 premières fois'.

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     Je vous rappelle le principe, lire tous les premiers romans publiés en 2018 et selectionnés par nos bonnes fées: Charlotte https://insatiablecharlotte.wordpress.com/ Églantine et Nicole http://www.motspourmots.fr/ . Chaque bouquin traversera la France en long, en large et en travers parmi cinquante lecteurs passionnés. De jolis billets seront partagés sur les blogs de chacun ainsi que sur le site communautaire babelio (mon pseudo: henagas).

 

     Voici les romans de la sélection de janvier 2018

 

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14 février 2018

Mademoiselle, à la folie- Pascale Lécosse

Éditions de la Martinière, parution août 2017, 125 pages

 

     ‘Mademoiselle à la folie’ est la rencontre avec Catherine Delcourt, comédienne adulée du public. Elle est secondée quotidiennement par Mina, son assistante depuis 18 ans. Un jour elle lui confie ne plus se souvenir de certaines choses, confondre des visages. Le surmenage, la fatigue, la pression en sont sûrement les raisons ou comment ne pas poser de mot sur ses maux. « -Parfois, même si je sais avec qui je suis, c’est une autre personne que je vois et à d’autres moments alors que je suis seule avec toi quelqu’un se joint à nous, une personne que je suis seule à voir… » Comme pour lutter contre ses oublis, elle relate ses moindres faits et gestes dans un carnet bleu. « Aurais-je la force de bouter cet ennemi sournois qui envahit mon intelligence pour s’emparer de ma liberté ? » La maladie de Catherine évolue vite, très vite et Mina, sa grande amie est présente à chaque instant pour faire de son quotidien le plus bel acte de sa vie. « -Mina, je ne veux pas vivre morte. »

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     Pascale Lécosse m’a offert un bijou de folie. Elle a su trouver les mots pour aborder cette ‘saleté’ de maladie qui nous tombe dessus sans prévenir. À aucun moment elle nous fait ressentir de la pitié, tombe dans le pathos. Je suis admirative de Mina qui aide son amie du mieux qu’elle le peut, supportant ses sautes d’humeur, la réconfortant et gardant le poids du secret pour elle. Catherine m’a beaucoup émue, sombrant tout en ayant des moments de lucidité. J’ai lutté avec elle contre ce mal qui la ronge et détruit tout ce qu’elle a construit : sa mémoire. ‘Mademoiselle à la folie’ aborde la maladie d’Alzheimer mais pas que. C’est aussi et principalement l’histoire d’une magnifique amitié entre deux femmes qui s’aiment, se soutiennent et souffrent ensemble. De celle des aidants, de leur place, confrontés à des situations délicates sans moyens. Pascale Lécosse leur rend un bel hommage à travers ce récit. Un texte court mais dont la lecture ne peut se faire que lentement, pour la réflexion, pour le positionnement, pour la compréhension. Les notions d’aide, de soutien, de dévouement, de fable, d’impotence, d’amour, de volonté amènent le lecteur dans ses propres ressentis, chahutant ainsi ses croyances.

     Mademoiselle à la folie’ est mon grand coup de cœur de la sélection 2017 des 68 premières fois.

 


10 février 2018

Résultat Concours 3000 visiteurs!

 

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Un grand merci à tous les participants et sans plus attendre voici le nom de l'heureux gagnant:

 

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Je vous laisse une semaine pour me communiquer vos coordonnées postales afin de vous envoyer votre lot. Merci à vous.

 

 

 

04 février 2018

Auprès de moi toujours- Kazuo Ishiguro

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Folio, parution novembre 2017, 441 pages

Prix Nobel de littérature 2017

     Kath revient sur son enfance et son adolescence passées à Hailsham, ce pensionnat en pleine campagne anglaise dont le seul objectif est d’amener le bien-être de ses élèves à son maximum. Kath se rappelle des leçons données par ses profs, de ses amis : Ruth et Tommy, des cœurs brisés et bien d’autres. Mais ce puzzle si parfait, si idyllique repose sur un mystère : le don. Ces enfants n’ont pas de parents et vivent isolés du reste du monde, dans quel but ?

« Nous savions certainement- mais pas de manière approfondie- que nous étions différents de nos gardiens, et aussi des gens normaux du dehors, peut-être même savions-nous que dans un avenir lointain il y avait des dons qui nous attendaient. Mais nous ne savions pas vraiment ce que cela signifiait. »

     Une lecture que j’abordais avec réticence. En effet, je ne suis pas adepte des romans d’anticipation. La maîtrise d’écriture est parfaite (prix Nobel quand même !) mais voilà il a traîné quelques jours sur ma table, lu par à-coups et c’est peut-être cela qui n’a pas aidé à l’apprécier à sa juste valeur.

     Le début du roman est ‘banal’, ‘plat’. On suit les souvenirs de Kath dans cet orphelinat, tout s’enchaîne calmement. Et puis, cette révélation : le don, qui modifie ma lecture, j’en suis troublée. Le pourquoi du comment m’emmène jusqu’à la fin du roman. Et là, bam, je flippe! Une chose pareille est–elle possible dans notre avenir ? L’auteur nous pousse dans nos réflexions, nous déstabilise dans sa dernière partie. Un lourd secret aux effets dramatiques.

     ‘Auprès de moi toujours’ porte bien son titre. Il résonne encore et encore en moi…

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25 janvier 2018

Concours 3000 visiteurs!

 

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   Youhouuuu danse de la joie, petit saut de biche (et oui, tout est possible!). Vous avez été plus de 3000 visiteurs à naviguer sur mon blog alors pour vous remercier comme il se doit, je lance un petit concours.

Lot: le roman (poche) 'Arrête avec tes mensonges' de Philippe Besson et un marque-page.

 

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Le mot de l'éditeur: Quand j'étais enfant, ma mère ne cessait de me répéter : « Arrête avec tes mensonges. » J'inventais si bien les histoires, paraît-il, qu'elle ne savait plus démêler le vrai du faux. J'ai fini par en faire un métier, je suis devenu romancier.
Aujourd'hui, voilà que j'obéis enfin à ma mère : je dis la vérité. Pour la première fois. Dans ce livre.
Autant prévenir d'emblée : pas de règlement de comptes, pas de violence, pas de névrose familiale.
Mais un amour, quand même.
Un amour immense et tenu secret.
Qui a fini par me rattraper.

 

 

 

Les livres de JoëlleLe poids du déterminisme social est au cœur de ce récit.

Les lectures du mouton: Parce que ce récit est sincère et que chacun peut s’y retrouver, on ne peut qu’être bouleversé. Personnellement, j’ai été très émue.

Sans connivence: C'est en larmes que l'on referme le livre, bouleversé par la triste beauté de cette histoire mais aussi par cette douce franchise d'un écrivain qui, en arrêtant les mensonges du romancier, parvient à nous offrir ce que l'on appelle un grand livre ! 

 

 

Pour cela, il suffit de répondre à une question super méga importante (ahhh vous flippez!):

- Quel a été votre roman coup de coeur en 2017?

Vous avez jusqu'au vendredi 2 février (minuit) pour me répondre en commentaire ci-dessous. Résultat le samedi 3 février. France métropolitaine.

 

A vos claviers les amis!

 

 

21 janvier 2018

Tortues à l’infini- John Green

Gallimard, octobre 2017, 338 pages

 

     John Green est un auteur que j’apprécie particulièrement, il parvient toujours à mettre des mots sur les douleurs que les adolescents peuvent subir ou ressentir. Un talent qui n’est plus à prouver. ‘Tortues à l’infini’ je l’attendais +++, peut-être trop ! Mon emballement est retombé aussi vite que des blancs en neige contraints à la chaleur ! Les cent premières pages, celles qui installent le décor ne m’ont pas convaincue. Aza Holmes, lycéenne, lutte au quotidien contre ses angoisses, ses pensées intrusives et son obsession pour une bactérie (clostridium difficile). Et pourtant, elle est embarquée par sa meilleure amie Daisy dans une enquête sur la disparition de Russell Pickett, recherché pour fraude et corruption. L’intrigue est plate, sans intérêt, vue, revue. Alors je l’abandonne (c’est fou quand même !).

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     Pourtant, deux mois plus tard, la grippe ayant eu raison de moi, je me replonge dedans. Ma vision a changé et la magie opère (oufff !). J’ai traité l’enquête en second plan, axant mon attention sur Aza et sa maladie mentale qui souffre également du manque de son père, décédé. Un mal-être qui bouffe cette jeune fille, malgré tout consciente de ses troubles qui la hantent. Aza est persuadée qu’elle peut être contaminée et mourir à chaque instant. « Je garderai ses bactéries pour toujours dans mon corps, quatre-vingts millions qui se reproduiront, se développeront et se mêleront aux miennes pour produire Dieu sait quoi. » Elle s’enferme dans une spirale vicieuse et malsaine dont elle est incapable de se sortir seule. « Je ne dis pas que tu es une mauvaise copine. Mais tu es un peu torturée et ça peut être pénible pour les gens qui t’entourent. » Son personnage est puissant et réaliste (sûrement parce que l’auteur lui-même est atteint de troubles obsessionnels compulsifs depuis toujours). « Je détestais mon corps. Il me dégoûtait –ses poils, sa sueur, sa maigreur ? J’vais la peau sur les os, un cadavre ambulant. Je voulais m’échapper –m’échapper de mon corps, de mes pensées, m’échapper-, mais j’étais coincée à l’intérieur de cette chose, comme les bactéries qui me colonisaient. » Bien évidemment j’ai prêté attention (tout de même !) à Daisy, meilleure amie, fan de Star Wars et auteure d’une fan fiction, c’est son épaule attentive. Et puis, Davis, fils de Pickett, qui tente de garder la tête hors de l’eau et de consoler son petit frère du mieux possible. Ces deux personnages sont les piliers d’Aza et chacun à sa façon lui apporte ce petit rien qui l’aide à aller mieux, à avancer, à endurer. « Je savais que ma folie ne faisait plus figure d’excentricité, ne se résumait plus à une cicatrice au bout d’un doigt. Elle était devenue horripilante, comme elle l’était pour Daisy et tous ceux qui me côtoyaient. » «-Écoute, je t’aime et ce n’est pas ta faute, a-t-elle poursuivi, mais ton angoisse est un aimant à catastrophes. »

     Sur fond d’enquête, John Green tricote et détricote la psychologie des personnages. Les maladies mentales touchent aujourd’hui 20% des adolescents de la planète, un mal-être trop souvent négligé par notre société. Alors, en parler dans un roman destiné aux ados à partir de 13 ans est une grande idée.  Sensibiliser à travers une sorte de thriller attire plus de lecteurs ados que la 100% romance.

     Enquête + amitié + TOC = une belle pépite psychologique.

« La question n’est pas encore tranchée : savoir si la folie est ou n’est pas la plus haute forme d’intelligence. »

 

18 janvier 2018

La petite fille qui détestait les étoiles- Frédéric Meurin

Librinova, novembre 2017, 109 pages

 

     Hespérides est le fruit d’une exigence présidentielle. En effet, sa génitrice Peggy et son géniteur Hervé sont tous d’eux spationautes et leur mission principale est de procréer dans l’espace. C’est chose faite à leur retour. « …l’enfant des étoiles …». Mais aucun d’eux n’assument ce nouveau statut. Hespérides est alors élevée en huit clos dans la base par des scientifiques un peu forcés à s’occuper d’elle. « …dans quelles conditions allait vivre ce cobaye en langes ? » Pas simple pour cette enfant de se construire lorsque l’on sait et se sent non-désiré. Elle va tenter de grandir, seule, trouver sa place. Et puis, un jour des rencontres changent sa vie et l’aident à vivre comme une enfant de son âge. « Ils partageaient la maturité trop tôt acquise des enfants confrontés à des problèmes de grandes personnes et la folie créatrice des adultes déterminés à percer les secrets de l’univers. »

 

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     Frédéric Meurin nous propose un très court récit, dans les années 80, mettant un point d’honneur sur la conquête spatiale entre les États-Unis et la Russie. Avec ce bébé de l’espace, les USA épatent le grand public, c’est gagné mais à quel prix ? Celui de la vie d’une enfant. C’est l’histoire d’Hespérides, de celle qui subit les conséquences de ce déballage médiatique, de cet exploit hors-norme. Hespérides est émouvante. Personne n’assume vraiment son éducation, elle est ballotée de droite à gauche, les scientifiques sont impuissants face à cet élément ‘étranger’. Tout n’est que superficiel et c’est pour cela que cette gamine déteste les étoiles car elle a juste besoin d’amour.

     L’auteur a été à l’essentiel, pas de longueur. Un contenu nous retenant en haleine mais voilà  j’aurai voulu accompagner Hespérides encore un peu. Cette gamine est si attendrissante.