Albin Michel Jeunesse, avril 2019, 347 pages

 

     Catherine Locandro ne s’est pas penchée sur n’importe quelle figure du sport. Dans cette collection « Destins » elle nous dresse le portrait d’un des plus grands sportifs de l’Histoire. The Greatest. Mohamed Ali.

 

68491851_408748046434251_1091030385921359872_n

     La biographie romancée se décompose en trois parties.

-          1942-1954 Mama Bird « J’ai toujours pensé que Dieu avait fait de lui quelqu’un de spécial, mais j’ignore pourquoi j’ai été choisie pour être la mère de cet enfant. »

-          1954-1960 Rudy « Vous comprenez que votre frère est célèbre, et d’une façon qui va bien au-delà de la simple célébrité, lorsque votre propre identité est sacrifiée. »

-          1960-1964 Angelo « Il était particulier. Vous savez, on est aussi bon que le talent avec qui on travaille. Mohamed m’a permis de briller. »

     L’autrice donne la voix à trois personnes. La mère, le frère et l’entraîneur. Nous donnant ainsi leurs visions et leurs versions sur Cassius. Dans un même temps, elle aborde les années 50, en Amérique, et la ségrégation raciale.

     Cassius, dès son plus jeune âge a enfilé les gants et est monté sur le ring pour tenter de mettre fin à l’injustice raciale dans son pays. Il n’a jamais hésité à se battre pour son peuple jusqu’à la fin. Après sa mort, Barack Obama, le premier président noir de l’histoire des États-Unis, a déclaré : « Mohamed Ali a secoué le monde. Et cela fut une bonne chose pour le monde. Et pour nous tous. »

     Un roman intéressant et éclairant sur la jeunesse de Mohamed Ali. De lui, je ne connaissais que son palmarès sportif et sa fin de vie avec la maladie de Parkinson. Aujourd’hui, j’en ai appris plus sur ce bourrin au grand cœur donnant de sa vie pour l’égalité des droits tout en restant humble.