Actes Sud junior, parution mars 2017, 125 pages

 

     Marion Grand professeure de philosophie et François Roussel professeur d’anglais mettent en place un atelier d’écriture dans leur lycée. Dix élèves de terminale, toutes orientations confondues s’inscrivent : Valentine, Maxime, Elisa, Boris, Emeline, Camille, Juliette, Morgan, Nina et Léo. De janvier à mai, une heure par semaine, écrire : tel est l’objectif de ce groupe.

« Pendant une heure, nous allions nous aussi nous soumettre aux règles du groupe : rédiger des textes en un temps limité en suivant une consigne claire et en se pliant à des contraintes, parfois légères, parfois plus complexes. » François Roussel

     C’est la première fois que François Roussel, écrivain reconnu se lance un tel défi. Parviendra-t-il à transmettre l’envie d’écrire à ces élèves ? Vont-ils se donner une liberté d’écriture ?

« C’est ce concept-là que je suis venue retrouver. La liberté de créer un univers. La liberté de pousser tes personnages à faire telle ou telle chose. La liberté d’inventer de nouveaux termes. De rendre la vie plus éclatante. De dessiner de nouveaux rêves. » Marion Grand

     Ils sont douze à suivre les règles imposées à chaque début de séance, ne pas tricher, se raconter, se livrer et apprécier.

« Je les regarde se débattre, eux aussi. Avec les sujets, les contraintes, les émotions, les mots, les formulations. Ils m’émeuvent.» Marion Grand

 

     Roman polyphonique où Jean-Philippe Blondel nous démontre comme il connaît bien ces adolescents étant lui-même professeur de lycée. Un récit qui nous prouve que l’écriture est possible pour tout le monde, avec ou sans aide, sans jugement mais avec l’envie. On suit l’évolution d’écriture de ces jeunes, les débuts timides et puis l’assurance, la confiance et boom c’est magique.

« Pendant les premières séances, il y avait de l’appréhension. Est-ce qu’on allait parvenir à répondre aux exigences ? Est-ce qu’on n’allait pas se ridiculiser ? Maintenant, il n’y a plus que de l’envie. » Emeline

     Ils sont attachants, se dévoilent, s’enrichissent au fil des séances et prennent du plaisir à se côtoyer.

« C’est à ça que ça sert l’écriture, finalement. À trouver ses frères d’armes. Parfois, il ne ressemblent pas du tout à ce que l’on croyait ». Valentine

 

     Merci Jean-Philippe Blondel pour ce magnifique récit…encore…vite je file m’inscrire à un atelier d’écriture…

 

 

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