Les éditions de Minuit

Parution novembre 2016, 239 pages

 

Sybille, mère divorcée et instable professionnellement, doit gérer son fils Samuel qui sombre dans la délinquance et l’intolérance. Elle décide de partir quelques mois au Kirghizistan pour un périple à cheval ; le père préconise le pensionnat mais l’accord du juge et de l’éducateur valide le projet de la mère. Sybille vend la maison familiale afin de financer l’excursion. Les voilà embarqués dans un voyage 100 % nature et découverte. Ils sont accueillis à Bichkek et achètent deux chevaux Starman et Sidious, qui deviennent leurs fidèles compagnons de route. Au fil de leur traversée ils vont faire de belles rencontres, tant avec Djamila et Bektash qui les sauveront de voleurs de chevaux, qu’avec les touristes français Stéphane et Arnaud, ainsi que la famille de Toktogoul et Kalima. Ils apprennent les us et coutumes de ce pays si différent du leur. Mais est-ce que le dialogue peut-être renoué entre cette mère et son fils ? Les non-dits feront-ils sombrer cette relation ou la sauver ? CONTINUER sera l’objectif de Sybille, coûte que coûte !

 

Une chevauchée de la dernière chance pour cette mère et son fils. Je découvre Laurent Mauvignier à travers ce roman marquant l’instinct maternel. Une mère courage, pleine de force qui fera tout pour retrouver ne serait-ce qu’un minimum de communication avec son fils. J’ai aimé l’écriture qui nous fait nous sentir dans cette aventure, vivre à travers les personnages, ressentir le vent frôlant nos joues à cheval, découvrir la beauté des paysages à travers leurs regards, côtoyer la mort à fil tendu. Une merveilleuse histoire d’Hommes, d’inconnus, de terres et d’espaces.

Objectif : lire toutes les œuvres de Laurent Mauvignier !

 

Extraits

« Mais les chevaux pourraient l’aider à reprendre goût à la vie, à comprendre des choses qui semblaient ne plus le toucher ou le concerner. Elle voulait qu’il sache prendre le temps de regarder un ciel de nuit, de s’émerveiller devant une montagne, elle voulait qu’il sache respirer et souffler, parce qu’elle voulait qu’il entende comment on pense par le souffle et que c’est par lui que la vie circule en nous. »

« On ne fait pas de projet d’avenir- les projets, c’est pour ceux qui n’ont pas de présent. Quand le présent vous comble, pourquoi aller chercher demain ce qui s’accomplit pleinement chaque jour ? »

« Aller vers les autres, c’est pas renoncer à soi. »

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