Editions de l’Olivier

Parution août 2016, 234 pages

Pour fuir un lourd héritage Paul s’installe à Miami et devient joueur professionnel de pelote basque. En effet, sa famille est touchée par le suicide. Sa mère Anna s’est asphyxiée au gaz d’échappement d’une Triumph (la voiture familiale), son grand-père Spyridon, médecin de Staline, se tire une balle et son oncle Jules percute un mur de plein fouet en moto. Mais Paul ne peut pas fuir éternellement. Le consulat de France lui annonce le décès de son père, Adrian Katrakilis, médecin généraliste, qui a sauté du toit d’un immeuble en s’étant scotché la bouche. Paul décide de rentrer en France afin de liquider les affaires familiales. Il va être bousculé entre Toulouse et Miami, entre le cabinet médical de son père et ses copains de pelote, entre la découverte de deux carnets appartenant à Adrian et une belle norvégienne. Paul veut échapper à cette malédiction mais en aura-t-il les moyens ? Devra-t-il accepter ce coup du sort ? Il vit….10 ans à travers son père et ses engagements ; seul survivant !

Des personnages décalés, timbrés capables de nous faire rire dans des situations tragiques. 160 pages qui m’ont amusée et puis boom la chute (celle-là, je l’ai pas vu venir !) qui heurte, qui questionne autour du suicide. Un roman sombre pour un sujet sombre, bien mené par Jean-Paul Dubois.

Petit bémol pour les pages abordant la cesta punta, un peu longues et ennuyeuses à mon goût. J’alternais entre « la corvée » d’avancer dans ma lecture et l’impossibilité de décrocher à certains passages.

Petit conseil de lecture : à lire un jour de grand soleil où le moral est au RDV ou à lire avec des kleenex et des friandises à gogo !

 

Extrait

« Durant ce long printemps, j’avais cru posséder le trousseau magique capable d’ouvrir toutes les portes du bonheur ou, à tout le moins, chacun des ingrédients hétéroclites qui le composaient. Et du jour au lendemain je n’eus plus en poche que quatre clés basiques. »

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