Robert Laffont, août 2023, 247 pages

 

Née avec une cuillère en or dans la bouche, Laure Murat ne se sent pas à sa place. À l’âge de vingt ans, l’autrice lit la Recherche, élément déclencheur d’une émancipation. De là, l’autrice décide de partir à des milliers de kilomètres, vivre sa vie, sans enfant, professeure et homosexuelle rompant ainsi brutalement avec sa famille.

 

proust

 

De Proust, je n’en connais que le nom, c’est ainsi. Est-ce que cela a été un frein pour ma lecture ? Oui, c’est certain. Il m’a manqué les associations entre les nombreux passages de La Recherche du Temps Perdu et l’analyse qu’en offre Laure Murat. L’ensemble est pour moi très scolaire. L’autrice nomme, raconte, analyse. Elle suit un schéma tout du long, pas forcément cohérent, ce qui rend le contenu lassant et ennuyeux. Un autre point me chagrine un peu. Laure Murat dit fuir un milieu aristocratique mais en nous livrant les us et coutumes de celui-ci, très sélect, n’en fait-elle pas l’éloge ? Le regard qu’elle en donne me dérange. Le propos est ambigu.

J’attendais beaucoup de cet essai, j’en suis très déçue ! Bref, je ne lirais sans doute jamais Proust !