Belfond, août 2023, 410 pages

 

La jeune Lucrèce n’a que 15 ans lorsque ses parents la donne en mariage à un homme beaucoup plus âgé qu’elle. Comme il se faisait à l’époque, cette union est avant tout politique. Alfonso ne veut qu’une chose de Lucrèce : qu’elle lui donne un héritier, le reste lui importe peu. La jeune femme est prise au piège dans une vie qu’elle n’a pas voulu. Rapidement Lucrèce se rend compte que son destin est lié à la conception d’un enfant. N’y parvenant pas, Lucrèce a peur pour sa vie. Et si son mari voulait la tuer ?

le portrait

En plein cœur de la Renaissance italienne, le roman de Maggie O’Farrell s’étale de l’enfance de Lucrèce à l’après mariage. Un contenu très dense, au rythme lent auquel il a fallu que je m’accroche pour ne pas frôler la rupture. Le travail de l’autrice quant aux détails historiques est remarquable mais peut-être un peu trop fouillé à mon goût.

Le personnage de Lucrèce m’a beaucoup touché. Cette jeune femme si discrète, si sensible, qui n’est finalement que le dommage collatéral entre deux gros bonnets devient une passionnée d’art, indomptable, indépendante.

Le roman historique est un exercice difficile : il faut intéresser le lecteur sans jamais le perdre. C’est donc une lecture en demi-teinte pour moi.