Flammarion

Parution août 2016, 128 pages

Vincent König se voit confier les archives de l’écrivaine Esther Montandon. Il y découvre par hasard des écrits évoquant la mort de sa fille Louise et sa vie d’après. Ceux-ci sont regroupés sous le titre «  Vivre près des tilleuls ».

Esther vit ce deuil impossible, ce chagrin insurmontable et cette souffrance vécus isolés de tous par incompréhension ou souhait.

 

Récit court, sobre, juste ; qui ne nous fait pas ressentir cette tristesse de la perte d’un être cher.

De courts chapitres, voir même très courts (1 ligne!).

Une impression de réalité pour cette écrivaine Esther qui finalement n’est que fiction.

Belle maîtrise de l’AJAR: association de jeunes auteur-e-s, créée le 28 janvier 2012.

 

Mes mots-clés: beau, juste, sensible, tendre, admirable

 

Extraits :

 

« Cela n’est pas un roman, pas même un ouvrage achevé, mais un recueil d’impressions, de faits, de pensées et de souvenirs. Une petite sociologie du deuil. »

« Définitivement tragique et éternellement heureux, transfiguré par l’écriture, le souvenir de Louise s’inscrit désormais pleinement dans la littérature. »

« J’ai aimé être enceinte parce que, pour la première fois, j’avais le droit d’être vulnérable. Et plus rien d’autre n’avait d’importance. Il n’y avait que mon corps et le sien, qui grandissait sans bruit. »

« Je marche dans la rue pour aller à la rencontre du cadavre de mon enfant.»

« Ce soir, Louise dort en terre. Ce sera le cas pour tous les soirs à venir. Toutes les nuits du monde. »

« Personne ne m’avait expliqué le vide au creux des entrailles, le vrombissement dans le cerveau, le tremblement des mains. Qu’on me rende ma fille quelques années, quelques jours. Elle me manque. »

« C’est comme si « depuis », je n’étais plus moi mais l’incarnation de son absence à elle. »

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