Le Castor Astral, avril 2018, 163 pages

Prix Apollinaire 2018 et  Prix Révélation poésie de la SGDL 2018

     Cécile Coulon. Mon ami, Philippe, m’en parle depuis… que l’on se connaît ! Pourquoi ai-je tant attendu pour la lire, je n’en sais rien. Pas eu l’occasion, c’est faux. Pas eu l’envie, toujours faux. Il était donc temps pour moi de remédier à cela.

 

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     Dans ce recueil de poèmes, je découvre une autrice sensible à tout ce qui l’entoure. Elle nous propose une balade à travers les souvenirs. Comme si l’on se trouvait dans un chemin, au printemps. Il y a la douceur de l’air chaud sur nos joues mais aussi les haies,  celles qui contiennent des ronces et piquent. Ces ronces, ce sont les choses du quotidien, qui font de nous des êtres humains. Elle les traite avec sincérité et justesse, les rendant aussi réelles que possible pour moi. Cécile Coulon parvient à faire de la poésie avec des actes qui nous semblent anodins. Une poésie d’aujourd’hui, moderne, fraîche, vivante et en symbiose avec le commun des mortels.

 

(Extrait de "Ma vie")

« Ma vie, je t'ai apprise par cœur.

Les années ont passé vite et brutalement.

À maintes reprises je me suis demandé

s'il ne valait pas mieux, pour les autres

et pour moi-même,

que je reste un peu en périphérie de ma propre existence.

Consciencieusement, j'ai retenu

la naïveté peu honteuse

des gestes déplacés.

Je me souviens

du jour, de l'heure

de chaque caresse

qui ne fait que passer. »

[…]