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Folio, parution novembre 2017, 441 pages

Prix Nobel de littérature 2017

     Kath revient sur son enfance et son adolescence passées à Hailsham, ce pensionnat en pleine campagne anglaise dont le seul objectif est d’amener le bien-être de ses élèves à son maximum. Kath se rappelle des leçons données par ses profs, de ses amis : Ruth et Tommy, des cœurs brisés et bien d’autres. Mais ce puzzle si parfait, si idyllique repose sur un mystère : le don. Ces enfants n’ont pas de parents et vivent isolés du reste du monde, dans quel but ?

« Nous savions certainement- mais pas de manière approfondie- que nous étions différents de nos gardiens, et aussi des gens normaux du dehors, peut-être même savions-nous que dans un avenir lointain il y avait des dons qui nous attendaient. Mais nous ne savions pas vraiment ce que cela signifiait. »

     Une lecture que j’abordais avec réticence. En effet, je ne suis pas adepte des romans d’anticipation. La maîtrise d’écriture est parfaite (prix Nobel quand même !) mais voilà il a traîné quelques jours sur ma table, lu par à-coups et c’est peut-être cela qui n’a pas aidé à l’apprécier à sa juste valeur.

     Le début du roman est ‘banal’, ‘plat’. On suit les souvenirs de Kath dans cet orphelinat, tout s’enchaîne calmement. Et puis, cette révélation : le don, qui modifie ma lecture, j’en suis troublée. Le pourquoi du comment m’emmène jusqu’à la fin du roman. Et là, bam, je flippe! Une chose pareille est–elle possible dans notre avenir ? L’auteur nous pousse dans nos réflexions, nous déstabilise dans sa dernière partie. Un lourd secret aux effets dramatiques.

     ‘Auprès de moi toujours’ porte bien son titre. Il résonne encore et encore en moi…

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