Flammarion

 

Parution août 2016, 432 pages

 

Ludovic, agriculteur reconverti dans le recouvrement de dettes, veuf depuis 3 ans, rustique.

Aurore, styliste, mariée à un homme d’affaires américain, mère de jumeaux, citadine.

Tout les oppose : leurs vies, leurs familles, leurs logements, leurs idées… mais un jour la phobie d’Aurore pour les corbeaux va les faire se rencontrer.

Au fil des pages les personnages deviennent attachants, on se met à leur place, on souffre et on s’émerveille avec eux. Un livre qui fait du bien.

 

C’est ma première lecture de Serge Joncour et sûrement pas la dernière.

 

Coup de cœur

 

Mes mots-clés : opposition, tendresse, grand-cœur, destin

 

Extraits

 

« Il y a des êtres comme ça, qu’on ressent fortement, et même si on ne les connaît pas, même si ça se passe mal, d’instinct on se sent liés à eux.»

 

« Il suffisait que leurs regards se croisent pour que le trouble les saisisse. »

 

« Elle se disait qu’à chaque fois qu’ils se verraient ce serait une pure parenthèse, comme un dépaysement, des îlots parsemés dans sa vie, elle passerait d’île en île, attendant la prochaine dans le souvenir de la précédente. »

 

« Aux premiers moments d’une histoire, l’idée de l’autre obsède, on y pense tout le temps, ce qu’on a vécu avant n’existe plus, le passé est cette chose insignifiante et prodigieuse qui s’est contentée de nous amener là, comme si vivre n’avait servi qu’à ça, à ce besoin de retrouver l’autre.»

 

« -Tu sais Ludovic, je voulais te dire…Repose-toi sur moi. »

 

 

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