Le Rouergue Jeunesse, octobre 2019, 538 pages

 

2017, Ella emménage avec son père dans une maison se situant juste à côté d’un orphelinat désaffecté. Thornhill. Malgré l’interdiction d’y pénétrer, Ella ne peut s’empêcher d’y aller. Elle y fait de macabres découvertes et aperçoit au loin la silhouette d’une jeune fille. Il s’agit de Mary que nous suivons avec des extraits de son journal intime datant de 1982. Cette orpheline est victime de harcèlement et exprime son malaise sans jamais être entendue. Elle décède tragiquement et Thornhill ferme. Que s’est-il réellement passé dans cette bâtisse ? Ella veut des réponses sur ce drame. Le jeu du chat et de la souris se met en place.

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     Un objet livre de très grande qualité aussi bien dans les illustrations que le texte, la mise en page et le contenu. Tout est parfait.

     L’atmosphère de ce roman graphique est à couper le souffle. Les pages défilent, je n’ai pas pu le poser, dévoré direct. Et même une fois fini, l’envie de m’y replonger, aimantée par cette histoire, ce double récit.

     Thornhill ne fait pas que jouer à cache-cache avec les fantômes. Pam Smy écrit sur l’enfance et son approche. Un plaidoyer en quelque sorte sur le manque d’attention et d’écoute dont souffrent certains enfants et peu importe l’époque abordée.

     Je ne vous cache pas que ce roman est très sombre, dramatique parfois glauque. Mais c’est une réussite en littérature jeunesse. Bousculant un peu les idées reçues d’une littérature dite ‘facile’ ou ‘légère’. Et puis, il fera réfléchir sur certains comportements trop souvent négligés ou non pris en charge par les établissements scolaires et les familles. À méditer !