Sarbacane, septembre 2018, 189 pages

« Alex, 17 ans, est un hors-la-vie. » 

Alex est hospitalisé à la clinique psychiatrique de la Citadelle après avoir tenté d’éteindre son cœur. Autour

coeur battant

de lui, des suicidants (qui ont raté leur suicide) à ne pas confondre avec suicidaires. Lors d’une séance collective avec le psychiatre, Alex explique sa présence en ces lieux et justifie son geste. « La mort de ma mère m’a fait beaucoup souffrir, du coup j’ai décidé de ne plus jamais aimer personne, mais comme l’amour est contrôlé par des molécules et comme l’être humain est conçu pour aimer, souffrir et mourir, j’ai voulu arrêter cette mascarade moléculaire qu’est la vie. » Il fait aussi la connaissance des autres. Alice, tout aussi belle que cynique. Victor, le gros au grand cœur. Colette, la vieille dame élégante. Jacopo, le millionnaire fou. Les cinq comparses ne sont pas heureux et veulent en finir. Ensemble, ils s’évadent, direction la Normandie. Et si, finalement, ce road-trip n’était qu’un prétexte pour vivre, tout simplement.

 

 

Ma chère Axl,

     Comment parvenir à poser des mots sur ton texte. Balancer une simple chronique ne m’a pas semblé être un exercice simple. Alors aujourd’hui, je pose des mots, les miens, ceux que je ressens pour te parler de ce grand roman.

     En ouvrant ton Cœur battant et rien qu’à y découvrir cette bande-son j’ai su que ton texte allait vibrer en moi comme tes précédents. Dès les premières notes de Renaud « J’ai la vie qui m’pique les yeux » je fusionne avec ton personnage, Alex, comme aimantée par cet ado fragile. Les pages s’enchaînent et mon stock de Post-it fond à vue d’œil. Quelque part je me dis que c’est inutile de tout marquer tellement il en faudrait. Car oui ton texte est juste sublime, remarquable. Tu as osé aborder cette problématique du suicide, même pas peur, et pourquoi pas, et puis il n’y a que toi pour en parler avec justesse sans jamais en faire un mélodrame. Tu parviens à faire passer tellement d’émotions dans tes mots que j’ai pu ressentir toute la sensibilité que tu y as mis dans l’écriture. Ton Cœur battant fait partie de ces livres rares que j’ai pu tenir dans mes mains ces derniers mois. De ceux qui osent parler du drame, du deuil, de la mort avec poésie. De ceux qui abordent l’amour, la vie, l’amitié avec douceur. De ceux qui chamboulent, laissent une trace, donnent des frissons avec indulgence. Tu as compris, ma chère Axl. Ton roman est mon roman, notre roman, leur roman. Tes personnages sont portés avec une telle force et un espoir de vie si puissant que nous ne pouvons qu’être séduits par eux. Merci de m’avoir fait ressentir tellement de bienveillance, de tolérance, d’immensité dans chacun de tes romans. Tu as ce pouvoir que peu d’auteurs ont, celui de nous transporter dans les entrailles de la vie.

 

« À travers les coutures d’un cœur

S’échappent des lumières filantes

Que seul peut capturer un cœur

Pointillé de sutures brillantes »